Notre prochaine soirée, mardi soir, 9 juin, 19 :30 à l’Arc-en-Ciel, porte sur la place de l’engagement dans le couple.
Dans mon cas, l’engagement a été une maladie chronique! Partout, pas seulement dans le couple. Le sentiment de ma valeur était si faible que je devais me prouver partout, tout le temps, à tous.. Or l’engagement était une valeur sûre, largement reconnue, encensée même ! Engagé un jour, engagé toujours ! J’ai amplement donné comme on dit.
Dans le couple, j’ai joué l’engagement dans cette même visée : une assurance valeur, une assurance reconnaissance. J’ai été, enfin je le croyais, et en tout cas, j’ai travaillé fort pour y arriver, le chum « parfait ». Mais ce fut un échec ! Certes, ma blonde de l’époque et moi se sommes laissés sans se démolir. Au contraire, c’était « tendance» les réalignements amoureux, tellement de couples allaient mal, comment s’illusionner avec l’amour toujours, on a tourné ça comme une évolution ! Mais je sais maintenant qu’il y avait chez-moi une telle correctitude que je n’étais pas vraiment là. Je n’étais pas une personne mais un programme !
+++
En préparant ce billet pré-soirée, j’ai fait une liste de mots qu’évoque l’engagement pour moi : engagé, gage, salaire. Engagé, embrayé. Sous contrat. La gageure. La peur. La famille. La fidélité, la loyauté. La persistance. L'endurance. L'amour de l'autre. Le soin.
Quand je regarde cette liste, quelques jours plus tard, je constate une tendance certaine à tourner mon engagement envers l’autre. Ou que l'autre soit engagé envers moi. Quand je cherche la "fameuse" peur de l'engagement dont on a tant parlé, j'en vois là la source pour moi.
Effectivement toute une peur d’être pogné là, comme mes parents l’étaient dans leur vie, leur couple, leur histoire. Peur du contrat, de la prison.
+++
Mais ne pourrait-on pas envisager plutôt un engagement personnel, intime, lorsqu’on parle d’engagement dans le couple ? Envers soi-même d’abord. Dans le sens de l’intimité avec soi-même, comme une voie obligée, un préliminaire à tout partage avec l’autre. Intimité qui est en même temps, gage (en-gagé) d’une présence véritable, moi avec tous mes morceaux. Je mets en gage ma propre relation avec moi-même pour être en lien avec l’autre.
+++
Voilà, je vous laisse là-dessus et vous attends mardi soir avec Pierre-Paul. Nul doute que votre engagement aura des couleurs qui ne sont pas les miennes, une autre histoire. Nous avons hâte de vous entendre. Notre dernière de la saison, soit-dit en passant.
On vous attends ! À mardi.
dimanche 7 juin 2009
jeudi 4 juin 2009
Les désirs, la soirée.
Pas mal en retard le compte rendu. Saison de colloques, conférences et réunion de concertations interinstitutionnelles dans mon métier qui m’ont presque entièrement monopolisé. Sans compter le travail du potager dont notre courte saison de culture ne laisse aucune place à repousser les semences et plantations. Mais c’est aussi la vie, la seule Vie, que tout ça.
La mémoire flanche un peu vu le temps passé. Mais pas le souvenir d’une grande intimité et d’un plaisir manifeste de se voir, de se raconter et de s’entendre. Voire même d’un certain silence consenti, pas un non-dit, un senti, de bonne et vivante intimité.
Dix gars ce soir là que nous étions, dont effectivement la majorité de réguliers. Donc oui l’intimité est là, est définitivement là, entre nous, soit, mais aussi, et de plus en plus, avec soi-même. D’où la richesse, la spontanéité et l’authenticité des partages. À preuve, cette capacité de se dire, de se nommer. Bon de constater que le silence des hommes n’est plus certain.
En vrac, que nous sommes nous dit ?
Nos désirs d’abord. Les interdits, les innommables, que seule la délinquance peut permettre. Avec le mauvais effet que ça comporte. Ces désirs sont catalogués à jamais dans l’ombre, le caché, l’inavouable, le non-dit… À leur opposé, les désirs bien vus, reconnus à satisfaire. Mais dans lesquels on se perd, on fuit peut-être, des désirs dont la satisfaction ne nourrit pas tant que ça, comme des calories vides, dirait ma nutritionniste préférée. Et puis encore ces désirs dont on se croit indigne de leur satisfaction « Pas droit à ça moi, pas digne de ça moi ». Puis encore ceux qui sont souffrance perpétuelle, puisqu’inatteignables. Et aussi ces désirs de réparation, de correction d’un stigmate, d’une identité amochée par des échecs successifs. Lancinants parcours maintes et maintes fois répétés pour se convaincre que la conclusion qu’on en vaut pas la peine est fausse mais démonstration dont nous sommes les premiers à ne jamais y souscrire.
Puis nous avonns aussi partagé sur ce qu’on en fait… comment et combien on s’en occupe. Chapitre bien court chez la plupart pour deux ordres de raisons. Le refus d’abord de ce désir particulier, qui fait que je ne m'en occupe pas.. Par la bande un refus soi, en quelque sorte; sous le joug des interdits, sous le joug de l’indignité, de l’échec, déjà nommés plus haut. Puis ces autres désirs, dont on ne prend pas soin parce qu'ils sont révélateurs de notre petite névrose ordinaire, qu’on ne veut surtout pas montrer, révélateurs de ces pistes que nous parcourons obstinément, et tout autant vainement, et dont une bonne part de tout chemin de libération consiste d’abord à prendre conscience. Comme autant de conditionnements qui nous empêchent de liberté. Un peu comme ces logiciels de traitement de texte dits évolués qui pensent tellement pour vous, qu’ils vous empêtrent dans des luttes improductives et sans fin contre leur interprétation de vos agirs, de vos désirs !!!
Comme d’habitude mais en moins complet, je vais tenter de mettre en texte certains des échanges que ma mémoire veut bien me redonner. Toujours en tentant de les rendre anonymes et dans le simple espoir de vous permettre d’en résonner et de toucher à votre tour l’espace de vos désirs. Mes excuses ont déjà été présentées mais j’ajoute ma demande de pardon à ceux qui étaient là et qui ne se verraient pas, ou mal, reflétés dans les paragraphes qui suivent. Je vous rappelle ainsi qu’à tous ceux qui liront, que vous pouvez partager votre prise de conscience personnelle via un commentaire à ce billet, donc compléter ce que je n’aurais pas rendu fidèlement ou omis. Je suis profondément persuadé que nos prises de consciences personnelles sont autant de contribution à la prise de conscience collective, et qu’il est même de notre devoir de témoigner de notre position dans le monde, pas par complaisance à la gloire de notre personne, mais par souci de compatir et célébrer la totalité de la vie.
Encore une fois merci à tous d’être là.
+++
« Chez-moi les désirs, ça n’était pas permis, pas nommables. Évidemment personnes ne les satisfaisaient alors ne restaient qu’à en vivre la rage, la colère. J’en suis resté avec l’intime conviction que c’est impossible la satisfaction de mes désirs.
+++
La famille chez-nous c’était un enfer total. Mon seul désir, en tout cas un des mes ardents désirs, chéri, répété, obstinément espéré, était de partir de là. Quand les services sociaux nous ont placés, les enfants, pour moi ça été la confirmation que si vous le désiriez vraiment de tout votre cœur, vos désirs seraient exaucés. Aujourd’hui, je vois bien que c’est pas tout à fait vrai, les désirs matériels ne sont pas tous comblés, mais je crois que si c’est un désir du cœur, un désir de la Vie avec un grand V, ça vient.
+++
J’ai été pendant des années sans femme. Ça marchait juste pas. Essentiellement, dans ma tête, parce que j’étais gros, indésirable. Et chaque échec, et il y en a eu, venait renforcer cette conclusion. Tellement que même maintenant alors que j’ai une relation stable, je n’arrête pas de me demander ce qu’elle peut bien me trouver, qu’elle va finir par se rendre compte de l’imposture et me quitter.
Un autre aspect de ça est cependant plus dangereux. Ma relation est très satisfaisante, signifiante et j’y tiens beaucoup. Mais les autres femmes me tentent, surtout là au printemps. Non, mais elles sont tu pas assez fatigantes les belles filles au printemps ! C’est sur que c’est en partie un simple un appel de la chair, mais c’est aussi autre chose. Je crois que je voudrais avoir plus de filles pour compenser toutes celles que j’ai pas eues, comme pour équilibrer mon bilan négatif, comme si devenir multimilliardaire pourrait effacer le fait que j’aie déjà fait faillite !
Il y a aussi que des fois, je trouve aussi ça moche de pas avoir connu d’autre femme. En tout ca, je me demande souvent si je ne le regretterai pas à 50 ans. Ça fait loser d’avoir connu qu’une seule femme..
+++
Ah non mon vieux, y a pas de loser, pi de winner là ! En tout cas moi je peux te dire que j’aimerais ben ça avoir passé ma vie avec la même femme. Je suis avec la 4e, penses tu que c’est drôle ? Pas encore avoir réussi à établir une relation intime qui tienne. Mon tableau de chasse y est plein. J’ai même eu un chum qui le remplissait pour moi. Lui, on rentrait quelque part et c’était instantané. Il venait me voir et il me disait toi aussi tu vas en avoir une, et effectivement, il m’en ramenait une. Mais après des années, il s’est écoeuré. Il a fini par se marier. Je l’ai pas revu depuis des années et je ne sais pas s’il est toujours avec sa femme mais un tableau de chasse bien garni, ça donne rien, ça j’en suis sûr.
+++
Drôle, personne n’a parlé de sexualité. Moi une chose qui m’interroge beaucoup est l’espace d’intimité autour du sexe. L’espace d’intimité dans nos vies. On a installé des règles d’exclusion autour de ça : on a chacun son espace, dans lequel les autres ne doivent pénétrer que sur permission, on frappe avant d’entrer, etc. On a pas mal d’adolescents à la maison. Si je pense à la masturbation, cet espace en est le protecteur en un sens mais par ailleurs c’est aussi comme si personne ne devait nous voir dans notre désir… ??? Ou comme si nous ne devions le montrer à personne…
+++
D’abord je voudrais vous dire combien je suis étonné de votre ouverture et de votre franchise à vous livrer. C’est ma première fois avec vous et je vous en remercie. Ce n’est pas si facile pour moi mais je plonge. Mes désirs à moi, je dirais qu’ils son pas mal tous comblés. J’ai plutôt réussi alors sur le plan matériel j’ai tout ce qui m’a tenté assez ou presque. Sur les plans professionnel et amoureux, je suis tout autant choyé. Pourtant il me manque quelque chose, je ne suis pas comblé, rempli, satisfait…
+++
Pourtant, je dirais moi que les désirs c’est le feu de la vie, c’est la carotte qui nous fait avancer. C’est la motivation d’aller toujours voir ailleurs, plus loin, autrement, c’est la force d’expansion…Ouais, les désirs, au fond, c’est le feu de la vie…
+++
Ben moi c’est drôle, je vais vous dire que les désirs importent pas tant que ça dans ma vie… J’ai passé ma vie à tenter de me faire aimer des autres et pour ça j’ai allègrement abandonné tous les désirs présents dès qu’il y avait quelqu’un dans le décor…
La mémoire flanche un peu vu le temps passé. Mais pas le souvenir d’une grande intimité et d’un plaisir manifeste de se voir, de se raconter et de s’entendre. Voire même d’un certain silence consenti, pas un non-dit, un senti, de bonne et vivante intimité.
Dix gars ce soir là que nous étions, dont effectivement la majorité de réguliers. Donc oui l’intimité est là, est définitivement là, entre nous, soit, mais aussi, et de plus en plus, avec soi-même. D’où la richesse, la spontanéité et l’authenticité des partages. À preuve, cette capacité de se dire, de se nommer. Bon de constater que le silence des hommes n’est plus certain.
En vrac, que nous sommes nous dit ?
Nos désirs d’abord. Les interdits, les innommables, que seule la délinquance peut permettre. Avec le mauvais effet que ça comporte. Ces désirs sont catalogués à jamais dans l’ombre, le caché, l’inavouable, le non-dit… À leur opposé, les désirs bien vus, reconnus à satisfaire. Mais dans lesquels on se perd, on fuit peut-être, des désirs dont la satisfaction ne nourrit pas tant que ça, comme des calories vides, dirait ma nutritionniste préférée. Et puis encore ces désirs dont on se croit indigne de leur satisfaction « Pas droit à ça moi, pas digne de ça moi ». Puis encore ceux qui sont souffrance perpétuelle, puisqu’inatteignables. Et aussi ces désirs de réparation, de correction d’un stigmate, d’une identité amochée par des échecs successifs. Lancinants parcours maintes et maintes fois répétés pour se convaincre que la conclusion qu’on en vaut pas la peine est fausse mais démonstration dont nous sommes les premiers à ne jamais y souscrire.
Puis nous avonns aussi partagé sur ce qu’on en fait… comment et combien on s’en occupe. Chapitre bien court chez la plupart pour deux ordres de raisons. Le refus d’abord de ce désir particulier, qui fait que je ne m'en occupe pas.. Par la bande un refus soi, en quelque sorte; sous le joug des interdits, sous le joug de l’indignité, de l’échec, déjà nommés plus haut. Puis ces autres désirs, dont on ne prend pas soin parce qu'ils sont révélateurs de notre petite névrose ordinaire, qu’on ne veut surtout pas montrer, révélateurs de ces pistes que nous parcourons obstinément, et tout autant vainement, et dont une bonne part de tout chemin de libération consiste d’abord à prendre conscience. Comme autant de conditionnements qui nous empêchent de liberté. Un peu comme ces logiciels de traitement de texte dits évolués qui pensent tellement pour vous, qu’ils vous empêtrent dans des luttes improductives et sans fin contre leur interprétation de vos agirs, de vos désirs !!!
Comme d’habitude mais en moins complet, je vais tenter de mettre en texte certains des échanges que ma mémoire veut bien me redonner. Toujours en tentant de les rendre anonymes et dans le simple espoir de vous permettre d’en résonner et de toucher à votre tour l’espace de vos désirs. Mes excuses ont déjà été présentées mais j’ajoute ma demande de pardon à ceux qui étaient là et qui ne se verraient pas, ou mal, reflétés dans les paragraphes qui suivent. Je vous rappelle ainsi qu’à tous ceux qui liront, que vous pouvez partager votre prise de conscience personnelle via un commentaire à ce billet, donc compléter ce que je n’aurais pas rendu fidèlement ou omis. Je suis profondément persuadé que nos prises de consciences personnelles sont autant de contribution à la prise de conscience collective, et qu’il est même de notre devoir de témoigner de notre position dans le monde, pas par complaisance à la gloire de notre personne, mais par souci de compatir et célébrer la totalité de la vie.
Encore une fois merci à tous d’être là.
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« Chez-moi les désirs, ça n’était pas permis, pas nommables. Évidemment personnes ne les satisfaisaient alors ne restaient qu’à en vivre la rage, la colère. J’en suis resté avec l’intime conviction que c’est impossible la satisfaction de mes désirs.
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La famille chez-nous c’était un enfer total. Mon seul désir, en tout cas un des mes ardents désirs, chéri, répété, obstinément espéré, était de partir de là. Quand les services sociaux nous ont placés, les enfants, pour moi ça été la confirmation que si vous le désiriez vraiment de tout votre cœur, vos désirs seraient exaucés. Aujourd’hui, je vois bien que c’est pas tout à fait vrai, les désirs matériels ne sont pas tous comblés, mais je crois que si c’est un désir du cœur, un désir de la Vie avec un grand V, ça vient.
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J’ai été pendant des années sans femme. Ça marchait juste pas. Essentiellement, dans ma tête, parce que j’étais gros, indésirable. Et chaque échec, et il y en a eu, venait renforcer cette conclusion. Tellement que même maintenant alors que j’ai une relation stable, je n’arrête pas de me demander ce qu’elle peut bien me trouver, qu’elle va finir par se rendre compte de l’imposture et me quitter.
Un autre aspect de ça est cependant plus dangereux. Ma relation est très satisfaisante, signifiante et j’y tiens beaucoup. Mais les autres femmes me tentent, surtout là au printemps. Non, mais elles sont tu pas assez fatigantes les belles filles au printemps ! C’est sur que c’est en partie un simple un appel de la chair, mais c’est aussi autre chose. Je crois que je voudrais avoir plus de filles pour compenser toutes celles que j’ai pas eues, comme pour équilibrer mon bilan négatif, comme si devenir multimilliardaire pourrait effacer le fait que j’aie déjà fait faillite !
Il y a aussi que des fois, je trouve aussi ça moche de pas avoir connu d’autre femme. En tout ca, je me demande souvent si je ne le regretterai pas à 50 ans. Ça fait loser d’avoir connu qu’une seule femme..
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Ah non mon vieux, y a pas de loser, pi de winner là ! En tout cas moi je peux te dire que j’aimerais ben ça avoir passé ma vie avec la même femme. Je suis avec la 4e, penses tu que c’est drôle ? Pas encore avoir réussi à établir une relation intime qui tienne. Mon tableau de chasse y est plein. J’ai même eu un chum qui le remplissait pour moi. Lui, on rentrait quelque part et c’était instantané. Il venait me voir et il me disait toi aussi tu vas en avoir une, et effectivement, il m’en ramenait une. Mais après des années, il s’est écoeuré. Il a fini par se marier. Je l’ai pas revu depuis des années et je ne sais pas s’il est toujours avec sa femme mais un tableau de chasse bien garni, ça donne rien, ça j’en suis sûr.
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Drôle, personne n’a parlé de sexualité. Moi une chose qui m’interroge beaucoup est l’espace d’intimité autour du sexe. L’espace d’intimité dans nos vies. On a installé des règles d’exclusion autour de ça : on a chacun son espace, dans lequel les autres ne doivent pénétrer que sur permission, on frappe avant d’entrer, etc. On a pas mal d’adolescents à la maison. Si je pense à la masturbation, cet espace en est le protecteur en un sens mais par ailleurs c’est aussi comme si personne ne devait nous voir dans notre désir… ??? Ou comme si nous ne devions le montrer à personne…
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D’abord je voudrais vous dire combien je suis étonné de votre ouverture et de votre franchise à vous livrer. C’est ma première fois avec vous et je vous en remercie. Ce n’est pas si facile pour moi mais je plonge. Mes désirs à moi, je dirais qu’ils son pas mal tous comblés. J’ai plutôt réussi alors sur le plan matériel j’ai tout ce qui m’a tenté assez ou presque. Sur les plans professionnel et amoureux, je suis tout autant choyé. Pourtant il me manque quelque chose, je ne suis pas comblé, rempli, satisfait…
+++
Pourtant, je dirais moi que les désirs c’est le feu de la vie, c’est la carotte qui nous fait avancer. C’est la motivation d’aller toujours voir ailleurs, plus loin, autrement, c’est la force d’expansion…Ouais, les désirs, au fond, c’est le feu de la vie…
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Ben moi c’est drôle, je vais vous dire que les désirs importent pas tant que ça dans ma vie… J’ai passé ma vie à tenter de me faire aimer des autres et pour ça j’ai allègrement abandonné tous les désirs présents dès qu’il y avait quelqu’un dans le décor…
jeudi 7 mai 2009
Vos désirs, vous en occupez vous ?
C’est le thème de notre prochaine soirée, mardi soir, le 12 mai (erronément identifié le 14 dans une version précédente...).
En abordant ce thème me sont venues diverses questions et réflexions, des sentiments et des émotions aussi. Je vous les partage histoire de vous faciliter le lancement votre propre réflexion sur les désirs dans votre vie. Nul doute que vos pistes seront différentes des miennes. Mais c’est une belle pelote de laine avec laquelle le chat a pas mal joué que notre histoire et il faut bien commencer par un des bouts qui dépasse… Ca en fait souvent ressortir un autre. Et des fois c'est à croire qu'on est tout dans la même pelote...
Désir, ou désirs d’abord? Le désir, au singulier, est bien plus présent dans ma vie consciente que les désirs. « Ch’t’un gars après toute ! ». -Mais le thème est au pluriel… Ouais !... Déjà une prise de conscience...
Mes désirs ? -Connais-pas... Enfin pas tant que ça. Mais si je creuse un peu, j’en trouve. Même pas mal ! Désirs de couple idéal (je suis déjà en couple..), d’objets de toutes sortes, de reconnaissance, d’amour, d’amitié, de plaisirs, de voyages, de temps (ah oui du temps, oh délice.).
Et…m’en occuper ? -Non! Ben non. Pas trop, en tout cas… -Enfin … ça se fait pas. -Eeeee… -Je suis sérieux, moi… Je travaille, je produis, je fais fonctionner les choses... -… -Quoi ? Les satisfaire, les combler, les reconnaitre !! Non, non, non et non !. Plutôt les maitriser, les cacher. -Non mais, je vais avoir l’air de quoi ! - Les crier ? -Non mais, ça va décidément pas ! Oupss…
+++
Ok j’exagère un peu, j’en mets et j’en rajoute. (Désir d’être drôle, si au moins je peux vous faire rire…). Dans mon cas, mon histoire à moi, les désirs, c’est pas « disable », c’est pas correct. On était trop pauvre : exit les désirs de jouets. Ma mère était exténuée : exit les désirs de soins. Mon père était blessé, handicapé physiquement, alcoolique, prostré sur lui-même : exit le désir de reconnaissance. Et il y avait à travailler pour mettre du pain sur la table, pour faire sa part, pour mettre du beurre sur le pain : alors exit le désir de jouer…
+++
Ok. Je recommence : m’en occuper? Les reconnaître peut-être d’abord. -Danger : Mon désir d’amour, de soins, je l’ai comblé en étant fin, en soignant. Si j’arrête de m’occuper d’eux, je risque de perdre l’attention que ça m’apporte…
+++
Ok je recommence : je le reconnais ce désir mais qu’est-ce que je fais avec ? …-Je m’en occupe moi-même, tiens. On est jamais si bien servi que par soi-même, pas vrai !... – Demander ?. –Non mais décidément, si y faut que je me mettre à quémander !
+++
Mettre en place ce que ça prend pour le satisfaire ? Identifier ce qui fait que je n’y arrive pas, que je ne le veux pas tant que ça ? Est-ce que j’aurais aussi un désir contraire qui fait que je me tempère , me bloque même dans mes ardeurs pour le combler ?Ouf!
+++
Et le couple ? L’âme sœur. -Si elle pouvait se pointer celle-là !... Incroyable le nombre de personne qui désirent être en couple et n’y arrivent pas. -Oui … mais… -Ah... mais… Et si je suis en couple ? -Non mais elle pourrait pas comprendre ? Faire ça de même ? Comme moi! Comme du monde, quoi !
+++
Et qu’est-ce qu’il y a derrière tel ou tel désir particulier? Vraiment tant besoin de ça ou c’est une substitution. Tiens ce bidule électronique que tout le monde achète tout à coup. J’en ai besoin ? J’attendais vraiment que ça soit inventé pour enfin ajouter à ma qualité de vie, de travail, de je ne sais quoi ? Ou ca me donne l’air cool, branché, riche. Alors, j’ai besoin d’une oreillette Bluetooth ou de la reconnaissance ? D’être de la gang…? De paraître ..disons important? Vous, c’est vraiment efficace de passer comme ça par désir interposé… ? Ça m’amène plus chez-moi ou ca m’exile encore plus hors de moi-même ?
+++
Voilà. J’arrête là.
Et vous les désirs, c’est comment dans votre vie?
Vous les voyez comment ? Vous vous en occupez comment ?
Négation, consommation, rationalisation, esclavage, fuite en avant ou juste reconnaissance de la vie et de ses besoins. Autre chose encore sûrement.
On continue ça ensemble mardi. J'ai hâte de vous entendre, je suis certain que je vais dégager d'autres bouts de laine...
Gênez-vous pas pour amener un ami, un collègue. Comme d’habitude, on va en sortir un peu plus large, un peu plus riche et un peu plus libre.
19 :30, 39b boul. Gouin Ouest, derrière le Centre de psychologie Gouin. Métro Henri-Bourassa et dix minutes à pied, ou le bus Gouin ouest.
Bon temps d’ici là ! Bon désirs ;-)
En abordant ce thème me sont venues diverses questions et réflexions, des sentiments et des émotions aussi. Je vous les partage histoire de vous faciliter le lancement votre propre réflexion sur les désirs dans votre vie. Nul doute que vos pistes seront différentes des miennes. Mais c’est une belle pelote de laine avec laquelle le chat a pas mal joué que notre histoire et il faut bien commencer par un des bouts qui dépasse… Ca en fait souvent ressortir un autre. Et des fois c'est à croire qu'on est tout dans la même pelote...
Désir, ou désirs d’abord? Le désir, au singulier, est bien plus présent dans ma vie consciente que les désirs. « Ch’t’un gars après toute ! ». -Mais le thème est au pluriel… Ouais !... Déjà une prise de conscience...
Mes désirs ? -Connais-pas... Enfin pas tant que ça. Mais si je creuse un peu, j’en trouve. Même pas mal ! Désirs de couple idéal (je suis déjà en couple..), d’objets de toutes sortes, de reconnaissance, d’amour, d’amitié, de plaisirs, de voyages, de temps (ah oui du temps, oh délice.).
Et…m’en occuper ? -Non! Ben non. Pas trop, en tout cas… -Enfin … ça se fait pas. -Eeeee… -Je suis sérieux, moi… Je travaille, je produis, je fais fonctionner les choses... -… -Quoi ? Les satisfaire, les combler, les reconnaitre !! Non, non, non et non !. Plutôt les maitriser, les cacher. -Non mais, je vais avoir l’air de quoi ! - Les crier ? -Non mais, ça va décidément pas ! Oupss…
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Ok j’exagère un peu, j’en mets et j’en rajoute. (Désir d’être drôle, si au moins je peux vous faire rire…). Dans mon cas, mon histoire à moi, les désirs, c’est pas « disable », c’est pas correct. On était trop pauvre : exit les désirs de jouets. Ma mère était exténuée : exit les désirs de soins. Mon père était blessé, handicapé physiquement, alcoolique, prostré sur lui-même : exit le désir de reconnaissance. Et il y avait à travailler pour mettre du pain sur la table, pour faire sa part, pour mettre du beurre sur le pain : alors exit le désir de jouer…
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Ok. Je recommence : m’en occuper? Les reconnaître peut-être d’abord. -Danger : Mon désir d’amour, de soins, je l’ai comblé en étant fin, en soignant. Si j’arrête de m’occuper d’eux, je risque de perdre l’attention que ça m’apporte…
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Ok je recommence : je le reconnais ce désir mais qu’est-ce que je fais avec ? …-Je m’en occupe moi-même, tiens. On est jamais si bien servi que par soi-même, pas vrai !... – Demander ?. –Non mais décidément, si y faut que je me mettre à quémander !
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Mettre en place ce que ça prend pour le satisfaire ? Identifier ce qui fait que je n’y arrive pas, que je ne le veux pas tant que ça ? Est-ce que j’aurais aussi un désir contraire qui fait que je me tempère , me bloque même dans mes ardeurs pour le combler ?Ouf!
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Et le couple ? L’âme sœur. -Si elle pouvait se pointer celle-là !... Incroyable le nombre de personne qui désirent être en couple et n’y arrivent pas. -Oui … mais… -Ah... mais… Et si je suis en couple ? -Non mais elle pourrait pas comprendre ? Faire ça de même ? Comme moi! Comme du monde, quoi !
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Et qu’est-ce qu’il y a derrière tel ou tel désir particulier? Vraiment tant besoin de ça ou c’est une substitution. Tiens ce bidule électronique que tout le monde achète tout à coup. J’en ai besoin ? J’attendais vraiment que ça soit inventé pour enfin ajouter à ma qualité de vie, de travail, de je ne sais quoi ? Ou ca me donne l’air cool, branché, riche. Alors, j’ai besoin d’une oreillette Bluetooth ou de la reconnaissance ? D’être de la gang…? De paraître ..disons important? Vous, c’est vraiment efficace de passer comme ça par désir interposé… ? Ça m’amène plus chez-moi ou ca m’exile encore plus hors de moi-même ?
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Voilà. J’arrête là.
Et vous les désirs, c’est comment dans votre vie?
Vous les voyez comment ? Vous vous en occupez comment ?
Négation, consommation, rationalisation, esclavage, fuite en avant ou juste reconnaissance de la vie et de ses besoins. Autre chose encore sûrement.
On continue ça ensemble mardi. J'ai hâte de vous entendre, je suis certain que je vais dégager d'autres bouts de laine...
Gênez-vous pas pour amener un ami, un collègue. Comme d’habitude, on va en sortir un peu plus large, un peu plus riche et un peu plus libre.
19 :30, 39b boul. Gouin Ouest, derrière le Centre de psychologie Gouin. Métro Henri-Bourassa et dix minutes à pied, ou le bus Gouin ouest.
Bon temps d’ici là ! Bon désirs ;-)
jeudi 16 avril 2009
Une soirée de crise…
Huit ce soir que nous étions à partager sur la crise dans nos vies.
La crise. Thème pas évident. Le silence était quasiment bruyant avant qu’on ose prendre la parole de front sur le sujet. Y a de la douleur, de la souffrance, de la peur derrière la crise.
Huit hommes donc.
En commençant par la fin, tiens, des grands thèmes :
Huit auteurs en quête d’une crise ? Huit victimes de la crise ? Mais la crise de qui ? Du personnage qu’on s’est bâti pour s’en sortir ? Se sortir de quoi ? Huit consommateurs de crise? Je suis en crise donc je suis ? La crise dont on se protège, qu’on enterre, dont on a appris à se garder. La crise dont l’autre est responsable, dont je n’ai pas su me prévenir en choisissant mieux l’autre. La crise de l’autre qui nous emportera et qu’on ne veut pas subir. La crise dont on a passé l’âge, dont on a pu les moyens. La crise révolte, terroriste; explosion pour casser la baraque qui nous enserre, nous étouffe, nous met en situation critique. La crise, lorsqu’il n’y a plus d’issues, parce qu’on ne voie plus d’issue. La crise suicide, comme un appel, un message « Sortez-moi de là ». La crise qu’on prend le temps de vivre et de ressentir. La crise dont on apprend, qu’on risque pour avancer, comme on risque le déséquilibre pour poser le pied levé en avant. La crise qui nous pousse en avant.
+++
" Mes crises, elles se sont bâties de multiples petites crises, une empilade, un barrage. À un moment donné, ça bouchait tout, il ne restait plus qu’à en sortir. Ca été dans le couple, principalement. J’y ai appris comment faire mieux pour ma prochaine relation. […] Mais je réalise, plus je vous en parle qu’il y a là encore des blessures pas guéries, et qu’en fait, ça fait 12 ans que je ne suis plus en couple pour pas retoucher à ça.
Les échecs que mes crises de couple ont révélés, je me rends compte que j’en parle pas trop. En fait, j’en ai honte…
Moi aussi mes crises sont des affaires de couple. J’y ai appris à me responsabiliser. Avec ma première femme, la crise c’était elle, elle la "crisse de folle", elle le problème. À la suivante, je me suis encore fait prendre que je me suis dit... Pour finir par comprendre que j’étais attiré par les femmes semblables à ma mère. C’est donc devenu un leitmotiv, en trouver qui soit pas comme ma mère. Mais la suivante lui ressemblait encore ... J’ai donc assumé un peu plus : j’avais mal choisi encore et c’est moi qui me mettais en situation où la crise allait venir…
J’hésite à rebrasser c’te vieille histoire, ca fait plus de 25 ans. Pour toutes sortes de raisons, et en passant, pour moi une crise ça se tricote de longue main, ça vient de toutes sortes de petites crises préalables, je m’étais enrôlé dans l’armée. À plein d’égards, ça été une expérience fantastique, mais est arrivé à un moment donné une crise qui a fait que je ne pouvais plus rester là. Mais on sort pas de l’armé en criant ciseau. C’est devenu tellement intenable et sans issue que j’ai tenté le suicide. Je sais maintenant que je ne voulais pas que ça réussisse, que c’était un appel à la vie plutôt qu’à la mort, mais j’y ai appris à ne plus jamais me mettre dans une situation où il n’y avait pas d’issue. Je suis maintenant comme une souris qui « check » tout le temps la moindre petite fente par où elle pourra s’échapper. J’ai ainsi aussi appris à toujours laisser une porte de sortie à l’autre. Sans porte de sortie, ça peut dégénérer et il ne nous reste plus alors qu’à se sauter à la gorge pour en sortir. Et là les dégats sont moches…
Ce thème, je l’ai enligné de travers pendant des semaines, avant d’accepter de vraiment le regarder. Quand une « opération réduction de personnel » m’est passé dessus, ca été dur. J’étais fier moi de travailler là.
Moi, je suis en plein dans la crise. D’abord, la vieille crise avec mon père a connu un autre soubresaut cet hiver : un de mes pères de substitution est décédé. À nouveau orphelin… En parallèle, j’ai réalisé que plein de choses dans ma vie avaient été orchestrées par celui en moi qui veut se faire aimer, accepter. J’ai réalisé que je ne voulais plus de la job que j’avais, de la blonde que j’avais, et j’ai tout balancé ! Et moi qui ai toujours eu mon char comme dernier refuge de nomade, ben il a flanché. Je me suis mis à ne plus dormir. Un jour, deux jours, une semaine… Oups ! Me voilà ici, sans repères. J’ai comme pas vu quelque chose dans le point mort entre les rétroviseurs. Je vois bien que je ne suis pas en danger de mort, je suis encore là mais sans direction, dans le flou. Aujourd’hui, je ne suis pas allé travailler. Pas le goût, ça m’allume pas.. Et ces questions qui me reviennent : C’est qui qui tient le « steering » ? C’est quoi le point mort ?
Autre aspect particulier aussi combien certains de mes proches la prennent pas la crise. Faut que je me replace, me reprenne en main. Faut dire que je viens d’un milieu où on est productif.
La crise m’a permis de savoir que j’avais des forces certaines sur lesquelles je pouvais m’appuyer. Je sais que je peux fournir et bien faire telle ou telle chose. Ça me fait un fond, un plancher où rester debout.
Moi en tout cas, tous vos témoignages me rejoignent beaucoup. Mon père était un malade, qui nous traitaient ma sœur et moi comme de la merde. À 15 ans, on en pouvaient plus on s’est sauvé. Je ne l’ai pas vu pendant 15 ans…
Ouais, moi je me sens un peu bizarre, il y en a pas de crise (rires généralisés « C’est pas obligatoire, tu sais !)
+++
Huit hommes donc. À reprendre et partager l’inventaire de notre histoire personnelle, cette histoire dont la logique nous enferme dans des attitudes, des comportements, des idéaux de bonheur ou des spectres de malheur, qui font de nous des marionnettes au bout des fils de nos histoires. Huit hommes à apprivoiser leurs démons, et leurs anges, à prendre le temps de sentir, à oser ressentir ce qui fait la trame de nos vies. À oser ainsi un peu de liberté.
Huit hommes qui ont accepté encore une fois que nous vous partagions des éléments de la soirée, solidaires, ensemble, mais avec vous, qui êtes déjà venu et n’étiez pas là ce soir, avec vous qui n’avez pu encore vous joindre à nous.
Huit hommes qui vous espèrent vous aussi briser le silence. Et nous parler de votre vécu de la crise en osant un partage via un commentaire dans la petite case juste ici en bas. Au moins, un petit signe, que ca vous touche ou pas en cochant une des petites cases ici bas.
+++
On vous rappelle que le prochain atelier Entr’hommes est dans la fin de semaine du 24-26 avril si vous désirez vivre avec d’autres hommes une expérience d’ouverture à votre intimité, à votre histoire, à votre mythe personnel. Voir le site pour plus de détail ou appelez à l’Arc-en ciel pour vous inscrire. Si vous désirez en parler, demandez à ce qu’on vous rappelle, nous sommes généralement à notre boulot régulier pendant les heures d’ouverture du bureau mais on vous recontactera les soirs suivants.
Paul-Emil et Pierre-Paul.
La crise. Thème pas évident. Le silence était quasiment bruyant avant qu’on ose prendre la parole de front sur le sujet. Y a de la douleur, de la souffrance, de la peur derrière la crise.
Huit hommes donc.
En commençant par la fin, tiens, des grands thèmes :
Huit auteurs en quête d’une crise ? Huit victimes de la crise ? Mais la crise de qui ? Du personnage qu’on s’est bâti pour s’en sortir ? Se sortir de quoi ? Huit consommateurs de crise? Je suis en crise donc je suis ? La crise dont on se protège, qu’on enterre, dont on a appris à se garder. La crise dont l’autre est responsable, dont je n’ai pas su me prévenir en choisissant mieux l’autre. La crise de l’autre qui nous emportera et qu’on ne veut pas subir. La crise dont on a passé l’âge, dont on a pu les moyens. La crise révolte, terroriste; explosion pour casser la baraque qui nous enserre, nous étouffe, nous met en situation critique. La crise, lorsqu’il n’y a plus d’issues, parce qu’on ne voie plus d’issue. La crise suicide, comme un appel, un message « Sortez-moi de là ». La crise qu’on prend le temps de vivre et de ressentir. La crise dont on apprend, qu’on risque pour avancer, comme on risque le déséquilibre pour poser le pied levé en avant. La crise qui nous pousse en avant.
+++
" Mes crises, elles se sont bâties de multiples petites crises, une empilade, un barrage. À un moment donné, ça bouchait tout, il ne restait plus qu’à en sortir. Ca été dans le couple, principalement. J’y ai appris comment faire mieux pour ma prochaine relation. […] Mais je réalise, plus je vous en parle qu’il y a là encore des blessures pas guéries, et qu’en fait, ça fait 12 ans que je ne suis plus en couple pour pas retoucher à ça.
Les échecs que mes crises de couple ont révélés, je me rends compte que j’en parle pas trop. En fait, j’en ai honte…
Moi aussi mes crises sont des affaires de couple. J’y ai appris à me responsabiliser. Avec ma première femme, la crise c’était elle, elle la "crisse de folle", elle le problème. À la suivante, je me suis encore fait prendre que je me suis dit... Pour finir par comprendre que j’étais attiré par les femmes semblables à ma mère. C’est donc devenu un leitmotiv, en trouver qui soit pas comme ma mère. Mais la suivante lui ressemblait encore ... J’ai donc assumé un peu plus : j’avais mal choisi encore et c’est moi qui me mettais en situation où la crise allait venir…
J’hésite à rebrasser c’te vieille histoire, ca fait plus de 25 ans. Pour toutes sortes de raisons, et en passant, pour moi une crise ça se tricote de longue main, ça vient de toutes sortes de petites crises préalables, je m’étais enrôlé dans l’armée. À plein d’égards, ça été une expérience fantastique, mais est arrivé à un moment donné une crise qui a fait que je ne pouvais plus rester là. Mais on sort pas de l’armé en criant ciseau. C’est devenu tellement intenable et sans issue que j’ai tenté le suicide. Je sais maintenant que je ne voulais pas que ça réussisse, que c’était un appel à la vie plutôt qu’à la mort, mais j’y ai appris à ne plus jamais me mettre dans une situation où il n’y avait pas d’issue. Je suis maintenant comme une souris qui « check » tout le temps la moindre petite fente par où elle pourra s’échapper. J’ai ainsi aussi appris à toujours laisser une porte de sortie à l’autre. Sans porte de sortie, ça peut dégénérer et il ne nous reste plus alors qu’à se sauter à la gorge pour en sortir. Et là les dégats sont moches…
Ce thème, je l’ai enligné de travers pendant des semaines, avant d’accepter de vraiment le regarder. Quand une « opération réduction de personnel » m’est passé dessus, ca été dur. J’étais fier moi de travailler là.
Moi, je suis en plein dans la crise. D’abord, la vieille crise avec mon père a connu un autre soubresaut cet hiver : un de mes pères de substitution est décédé. À nouveau orphelin… En parallèle, j’ai réalisé que plein de choses dans ma vie avaient été orchestrées par celui en moi qui veut se faire aimer, accepter. J’ai réalisé que je ne voulais plus de la job que j’avais, de la blonde que j’avais, et j’ai tout balancé ! Et moi qui ai toujours eu mon char comme dernier refuge de nomade, ben il a flanché. Je me suis mis à ne plus dormir. Un jour, deux jours, une semaine… Oups ! Me voilà ici, sans repères. J’ai comme pas vu quelque chose dans le point mort entre les rétroviseurs. Je vois bien que je ne suis pas en danger de mort, je suis encore là mais sans direction, dans le flou. Aujourd’hui, je ne suis pas allé travailler. Pas le goût, ça m’allume pas.. Et ces questions qui me reviennent : C’est qui qui tient le « steering » ? C’est quoi le point mort ?
Autre aspect particulier aussi combien certains de mes proches la prennent pas la crise. Faut que je me replace, me reprenne en main. Faut dire que je viens d’un milieu où on est productif.
La crise m’a permis de savoir que j’avais des forces certaines sur lesquelles je pouvais m’appuyer. Je sais que je peux fournir et bien faire telle ou telle chose. Ça me fait un fond, un plancher où rester debout.
Moi en tout cas, tous vos témoignages me rejoignent beaucoup. Mon père était un malade, qui nous traitaient ma sœur et moi comme de la merde. À 15 ans, on en pouvaient plus on s’est sauvé. Je ne l’ai pas vu pendant 15 ans…
Ouais, moi je me sens un peu bizarre, il y en a pas de crise (rires généralisés « C’est pas obligatoire, tu sais !)
+++
Huit hommes donc. À reprendre et partager l’inventaire de notre histoire personnelle, cette histoire dont la logique nous enferme dans des attitudes, des comportements, des idéaux de bonheur ou des spectres de malheur, qui font de nous des marionnettes au bout des fils de nos histoires. Huit hommes à apprivoiser leurs démons, et leurs anges, à prendre le temps de sentir, à oser ressentir ce qui fait la trame de nos vies. À oser ainsi un peu de liberté.
Huit hommes qui ont accepté encore une fois que nous vous partagions des éléments de la soirée, solidaires, ensemble, mais avec vous, qui êtes déjà venu et n’étiez pas là ce soir, avec vous qui n’avez pu encore vous joindre à nous.
Huit hommes qui vous espèrent vous aussi briser le silence. Et nous parler de votre vécu de la crise en osant un partage via un commentaire dans la petite case juste ici en bas. Au moins, un petit signe, que ca vous touche ou pas en cochant une des petites cases ici bas.
+++
On vous rappelle que le prochain atelier Entr’hommes est dans la fin de semaine du 24-26 avril si vous désirez vivre avec d’autres hommes une expérience d’ouverture à votre intimité, à votre histoire, à votre mythe personnel. Voir le site pour plus de détail ou appelez à l’Arc-en ciel pour vous inscrire. Si vous désirez en parler, demandez à ce qu’on vous rappelle, nous sommes généralement à notre boulot régulier pendant les heures d’ouverture du bureau mais on vous recontactera les soirs suivants.
Paul-Emil et Pierre-Paul.
dimanche 5 avril 2009
Comment gérer la crise…mode d’emploi ???
Bonjour à tous, bienvenue au blogue des soirées à thème Entr’Hommes,
Ce mois-ci nous parlerons des évènements plutôt difficiles que la vie met sur notre route, et de la manière dont nous les abordons.
Mais qu’entendons-nous exactement par le terme Crise ?
Je vous propose une définition pour les besoins de notre propos :
Phase difficile, décisive, et souvent nécessaire dans l’évolution d’une personne.
Dans mon expérience, une crise peut survenir quand je perds subitement mes référence face au connu ou à ma sécurité.
J’ai pleuré quand, il y quelques années, j’ai perdu mon emploi comme ingénieur chez Nortel. J’ai été de glace et même arrogant pas quand j’ai appris la nouvelle par mon employeur, stoïque quand j’ai passé par le bureau des ressources humaines, mais quand je suis revenu à la maison, la vague déferlante d’émotions m’a frappé de plein fouet. Mélange intenable de colère, et de fragilité face à l’inconnu. Mon univers venait de basculer.
La vie se charge de mettre sur notre chemin des épreuves parfois violentes (accident grave, séparation, perte financière, agression, décès, perte d’emploi,..) qui bousculent profondément notre intégrité émotionnelle, rationnelle, et physique.
J’avoue que je me retrouve également en réaction de crise intérieure à partir d’évènements beaucoup plus banals, presque quotidiens. La crise est de plus courte durée, mais au moment de la réaction, je suis complètement emporté.
Je ne sais pas si je suis seul à vivre cela, mais je rage quand vois ma blonde me picosser longuement et péniblement, sur le fait, par exemple qu’elle juge que je ne suis pas un père assez directif pour l’éducation de mon fils, ou quand je n’ai pas acheté le pot d’épices qu’elle avait absolument besoin et qui était pourtant inscrit sur la liste d’épicerie, et si selon elle, je n’ai pas employé le bon produit nettoyant pour faire ‘’ma ’’ salle de bain.
Que de réactions pénibles à endurer moi-même et à faire endurer à l’autre (ma blonde par exemple…). Et que d’énergie gaspillée.
Mon dieu, que faire…aidez-moi quelqu’un…je suis perdu….
La vie nous offre immanquablement des moments difficiles à supporter, à tous les niveaux.
D’une part, il y a au moment de la crise les faits à considérer irréfutables, je viens de perdre mon emploi par exemple, avec toutes les implications concrètes et réelles auxquelles il me faudra graduellement faire face.
Et d’autre part, il y a des pensées et des scénarios, parfois furtifs, mais qui émergent de mes tripes, et dans lesquels je me projette allégrement comme s’ils faisaient partie intégrante de la réalité. Ces scénarios font plutôt partis de MA réalité, de ma propre expérience. Ils prennent quelquefois l’aspect d’être plus réels que réel.
Dans mon expérience, c’est encore la partie la plus souffrante.
Dans ce contexte, passer à travers une crise, quelle qu’elle soit, est un cheminement de vie important qui demande écoute et compassion soi-même et pour l’autre.
Et vous, quelles sont vos expériences et vos découvertes face aux difficultés de votre vie.
Est-ce qu’il vous reste un gout amer face à une crise passé ou présente ?
Et la question demeure, y a-t-il un mode d’emploi?
On se retrouve donc le mardi 14 avril pour une autre soirée Entr’Hommes
Pierre-Paul et Paul-Émil
Ce mois-ci nous parlerons des évènements plutôt difficiles que la vie met sur notre route, et de la manière dont nous les abordons.
Mais qu’entendons-nous exactement par le terme Crise ?
Je vous propose une définition pour les besoins de notre propos :
Phase difficile, décisive, et souvent nécessaire dans l’évolution d’une personne.
Dans mon expérience, une crise peut survenir quand je perds subitement mes référence face au connu ou à ma sécurité.
J’ai pleuré quand, il y quelques années, j’ai perdu mon emploi comme ingénieur chez Nortel. J’ai été de glace et même arrogant pas quand j’ai appris la nouvelle par mon employeur, stoïque quand j’ai passé par le bureau des ressources humaines, mais quand je suis revenu à la maison, la vague déferlante d’émotions m’a frappé de plein fouet. Mélange intenable de colère, et de fragilité face à l’inconnu. Mon univers venait de basculer.
La vie se charge de mettre sur notre chemin des épreuves parfois violentes (accident grave, séparation, perte financière, agression, décès, perte d’emploi,..) qui bousculent profondément notre intégrité émotionnelle, rationnelle, et physique.
J’avoue que je me retrouve également en réaction de crise intérieure à partir d’évènements beaucoup plus banals, presque quotidiens. La crise est de plus courte durée, mais au moment de la réaction, je suis complètement emporté.
Je ne sais pas si je suis seul à vivre cela, mais je rage quand vois ma blonde me picosser longuement et péniblement, sur le fait, par exemple qu’elle juge que je ne suis pas un père assez directif pour l’éducation de mon fils, ou quand je n’ai pas acheté le pot d’épices qu’elle avait absolument besoin et qui était pourtant inscrit sur la liste d’épicerie, et si selon elle, je n’ai pas employé le bon produit nettoyant pour faire ‘’ma ’’ salle de bain.
Que de réactions pénibles à endurer moi-même et à faire endurer à l’autre (ma blonde par exemple…). Et que d’énergie gaspillée.
Mon dieu, que faire…aidez-moi quelqu’un…je suis perdu….
La vie nous offre immanquablement des moments difficiles à supporter, à tous les niveaux.
D’une part, il y a au moment de la crise les faits à considérer irréfutables, je viens de perdre mon emploi par exemple, avec toutes les implications concrètes et réelles auxquelles il me faudra graduellement faire face.
Et d’autre part, il y a des pensées et des scénarios, parfois furtifs, mais qui émergent de mes tripes, et dans lesquels je me projette allégrement comme s’ils faisaient partie intégrante de la réalité. Ces scénarios font plutôt partis de MA réalité, de ma propre expérience. Ils prennent quelquefois l’aspect d’être plus réels que réel.
Dans mon expérience, c’est encore la partie la plus souffrante.
Dans ce contexte, passer à travers une crise, quelle qu’elle soit, est un cheminement de vie important qui demande écoute et compassion soi-même et pour l’autre.
Et vous, quelles sont vos expériences et vos découvertes face aux difficultés de votre vie.
Est-ce qu’il vous reste un gout amer face à une crise passé ou présente ?
Et la question demeure, y a-t-il un mode d’emploi?
On se retrouve donc le mardi 14 avril pour une autre soirée Entr’Hommes
Pierre-Paul et Paul-Émil
lundi 16 mars 2009
La relation de couple, jeux de pouvoir…la soirée
La soirée fut intense et profonde. 11 hommes à se dire dans un espace de liberté, à se reconnaître mutuellement et à reconnaître combien le couple, eh ben oui, est un jeu de pouvoir. Le but n’étant pas nécessairement le pouvoir lui-même, mais souvent un enjeu d’identité, ou de survie.
Voici donc, en résumé, quelques brides de réflexions
+++
Ça fait 20 et quelques années qu’on est ensemble et oui ce que tu écris Pierre-Paul est bien juste, la peur, la domination la protection sont bien des jeux du couple. Mais il faut s’en garder, ne pas se permettre d’aller là. On a fait l’expérience, c’est de la merde. Immanquablement. Ca ne finit pas et ca ne mène nulle part sauf à un sempiternel recommencement. Ça prend une entente commune pour se donner une alternative quand on sent que ça approche, il faut prendre un break, faire « time-out », aller prendre une marche…
+++
Dans mon couple, je me suis fait mettre sur le nez il y a des années que je manipulais et entres autres jeux de pouvoir, j’utilisais le silence pour rendre l’autre impuissant, ne lui donner aucune prise. Pas facile à prendre et accepter…
+++
J’ai appris dans ma famille à laisser le pouvoir à l’autre. Or le rôle de victime est aussi une façon de garder son pouvoir. Une excuse qui en explique le manque de portée. Si je suis la victime, tu es le bourreau… Qui a le plus beau rôle ?
+++
Je pense que si en soi d’abord on faisait l’équilibre entre le masculin et le féminin, si on faisait l’harmonie en soi, on aurait beaucoup moins besoin de faire jouer le pouvoir à l’extérieur. Si j le fais pour moi, si ma conjointe le fait pour elle, nous avons beaucoup moins tendance à rechercher cet équilibre dans une guerre de pouvoir avec l’autre…
+++
Moi dans mon couple, c’est clair, c’est la lutte de pouvoir et on ne se fait pas de cadeaux. Ca serait déjà bien si des fois on consentait à un match nul. Mais ce n’est pas le cas !
+++
Ma femme et moi, elle est décédée d’une grave maladie, on ne se chicanait pas, il n’y avait pas de guerre de pouvoir. On se parlait, on réglait nos affaires, on en discutait, jamais devant les enfants, et on finissait par trouver un point d’équilibre, une solution. On ne se boudait pas pendant des semaines…
+++
Je trouve ça intéressant la notion de bâtir quelque chose dans le couple, Comme si la raison du couple était plus importante qu’avoir personnellement raison.
+++
Je vous écoute là et je n’avais jamais pensé à mon couple comme lieu de jeux de pouvoir. Pourtant je vois bien que c’est le cas. Ma conjointe, par exemple, ne s’est jamais excusée. Trop pour elle, enjeux trop grave. J’ai fini par remettre en question mon besoin qu’elle s’excuse. C’est un pouvoir que je me réservais « elle va au moins s’excuser ». Mais après un moment, j’ai bien compris que c’était trop pour elle, qu’elle ne pouvait e permettre ça.
En vrac :
• Vouloir avoir raison, Avoir le dernier mot
• Je suis aveugle et sourd à la fois pcq je veux avoir raison
• Faut être conscient des enjeux pour accepter de prendre un recul
• Danser la relation, moins on se bat, plus on gagne de batailles
• Un moyen : se rappeler la raison d’être du couple
On attend à notre tour vos partages, sous la forme de commentaires à ce billet. C’est tout simple, essayez pour voir !
Pierre-Paul et Paul-Émil
Voici donc, en résumé, quelques brides de réflexions
+++
Ça fait 20 et quelques années qu’on est ensemble et oui ce que tu écris Pierre-Paul est bien juste, la peur, la domination la protection sont bien des jeux du couple. Mais il faut s’en garder, ne pas se permettre d’aller là. On a fait l’expérience, c’est de la merde. Immanquablement. Ca ne finit pas et ca ne mène nulle part sauf à un sempiternel recommencement. Ça prend une entente commune pour se donner une alternative quand on sent que ça approche, il faut prendre un break, faire « time-out », aller prendre une marche…
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Dans mon couple, je me suis fait mettre sur le nez il y a des années que je manipulais et entres autres jeux de pouvoir, j’utilisais le silence pour rendre l’autre impuissant, ne lui donner aucune prise. Pas facile à prendre et accepter…
+++
J’ai appris dans ma famille à laisser le pouvoir à l’autre. Or le rôle de victime est aussi une façon de garder son pouvoir. Une excuse qui en explique le manque de portée. Si je suis la victime, tu es le bourreau… Qui a le plus beau rôle ?
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Je pense que si en soi d’abord on faisait l’équilibre entre le masculin et le féminin, si on faisait l’harmonie en soi, on aurait beaucoup moins besoin de faire jouer le pouvoir à l’extérieur. Si j le fais pour moi, si ma conjointe le fait pour elle, nous avons beaucoup moins tendance à rechercher cet équilibre dans une guerre de pouvoir avec l’autre…
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Moi dans mon couple, c’est clair, c’est la lutte de pouvoir et on ne se fait pas de cadeaux. Ca serait déjà bien si des fois on consentait à un match nul. Mais ce n’est pas le cas !
+++
Ma femme et moi, elle est décédée d’une grave maladie, on ne se chicanait pas, il n’y avait pas de guerre de pouvoir. On se parlait, on réglait nos affaires, on en discutait, jamais devant les enfants, et on finissait par trouver un point d’équilibre, une solution. On ne se boudait pas pendant des semaines…
+++
Je trouve ça intéressant la notion de bâtir quelque chose dans le couple, Comme si la raison du couple était plus importante qu’avoir personnellement raison.
+++
Je vous écoute là et je n’avais jamais pensé à mon couple comme lieu de jeux de pouvoir. Pourtant je vois bien que c’est le cas. Ma conjointe, par exemple, ne s’est jamais excusée. Trop pour elle, enjeux trop grave. J’ai fini par remettre en question mon besoin qu’elle s’excuse. C’est un pouvoir que je me réservais « elle va au moins s’excuser ». Mais après un moment, j’ai bien compris que c’était trop pour elle, qu’elle ne pouvait e permettre ça.
En vrac :
• Vouloir avoir raison, Avoir le dernier mot
• Je suis aveugle et sourd à la fois pcq je veux avoir raison
• Faut être conscient des enjeux pour accepter de prendre un recul
• Danser la relation, moins on se bat, plus on gagne de batailles
• Un moyen : se rappeler la raison d’être du couple
On attend à notre tour vos partages, sous la forme de commentaires à ce billet. C’est tout simple, essayez pour voir !
Pierre-Paul et Paul-Émil
dimanche 8 mars 2009
La relation de couple... jeux de pouvoir ?
Ce thème, interpellant pour nous les hommes, est en fait une suite naturelle à celui du silence des hommes.
Pour nous mettre tous dans une même optique à propos du terme pouvoir, définissons le assez largement comme étant '' un ascendant exercé sur une personne de façon à influencer sa façon de voir ou sa façon de faire.''
Nous pouvons aussi voir ce phénomène présent dans toutes autres relations que la relation de couple; père-fils, frère-sœur et même dans nos relations de travail.
Je me lance donc dans le vif du sujet…
Qui ne s’est pas senti injustement traité, frustré, rabaissé, ou même insulté par l’autre dans sa relation de couple. Qui n’a jamais acheté la paix, ou choisi de se soumettre à la position de l’autre. Qui ne s’est pas refermé dans le silence d’une colère froide.
Qui, d’autre part, n’a pas senti qu’il était temps de prendre les choses en main, de dicter sa façon de faire, et surtout de ne pas lâcher le morceau avant satisfaction. Qui n’a pas éclaté dans une colère pour appuyer son point de vue.
Qui ne s’est pas vengé en refermant son cœur, en feignant l’indifférence.
Il est intéressant de considérer ces tristes situations en termes de jeux de pouvoir.
Deux égos se font face dans la rencontre, et chacun lutte pour sa survie en adoptant des attitudes connues et éprouvées pour maintenir son équilibre.
Dans cette position, je suis tantôt dans le pôle de la victime, tantôt dans celui du bourreau. Les deux rôles s’alternent et se succèdent.
Parler de ma relation en ces termes a été pour moi une façon de briser le silence sur une facette de ma personnalité gardée précieusement dans l’ombre. Elle se jouait en arrière-plan de ma conscience.
Jouer la victime et le bourreau m’a été personnellement difficile à accepter comme image pour décrire mon expérience de vie de couple, et plus largement décrire ma relation avec la Vie. Une résistance de fond ne voulait pas entendre ces mots, qui pourtant décrivaient trop bien ce que je vivais.
Les jeux de pouvoir ont certainement plus de ‘’pouvoir’’ quand ils demeurent dans l’ombre, un peu comme l’hydre de Lerne. S’ils sont joués et rejoués dans le silence et le déni, ce sont là qu’ils font le plus de ravage.
Encore que le pouvoir que je subis a été plus facile à voir que celui que je fais subir.
Qu’est-ce qui me maintient dans cette situation et m’enchaîne à constamment rejouer mes scénarios ??
Si ces jeux ne sont que factices, qu’est-ce qu’alors mon vrai pouvoir ?
C’est avec ce questionnement que je vous invite à notre prochaine rencontre Entr’Hommes qui aura lieu le mardi 10 mars à 19h30 au Centre l’Arc-en-Ciel.
C’est un rendez-vous à inscrire à votre agenda.
Pour nous mettre tous dans une même optique à propos du terme pouvoir, définissons le assez largement comme étant '' un ascendant exercé sur une personne de façon à influencer sa façon de voir ou sa façon de faire.''
Nous pouvons aussi voir ce phénomène présent dans toutes autres relations que la relation de couple; père-fils, frère-sœur et même dans nos relations de travail.
Je me lance donc dans le vif du sujet…
Qui ne s’est pas senti injustement traité, frustré, rabaissé, ou même insulté par l’autre dans sa relation de couple. Qui n’a jamais acheté la paix, ou choisi de se soumettre à la position de l’autre. Qui ne s’est pas refermé dans le silence d’une colère froide.
Qui, d’autre part, n’a pas senti qu’il était temps de prendre les choses en main, de dicter sa façon de faire, et surtout de ne pas lâcher le morceau avant satisfaction. Qui n’a pas éclaté dans une colère pour appuyer son point de vue.
Qui ne s’est pas vengé en refermant son cœur, en feignant l’indifférence.
Il est intéressant de considérer ces tristes situations en termes de jeux de pouvoir.
Deux égos se font face dans la rencontre, et chacun lutte pour sa survie en adoptant des attitudes connues et éprouvées pour maintenir son équilibre.
Dans cette position, je suis tantôt dans le pôle de la victime, tantôt dans celui du bourreau. Les deux rôles s’alternent et se succèdent.
Parler de ma relation en ces termes a été pour moi une façon de briser le silence sur une facette de ma personnalité gardée précieusement dans l’ombre. Elle se jouait en arrière-plan de ma conscience.
Jouer la victime et le bourreau m’a été personnellement difficile à accepter comme image pour décrire mon expérience de vie de couple, et plus largement décrire ma relation avec la Vie. Une résistance de fond ne voulait pas entendre ces mots, qui pourtant décrivaient trop bien ce que je vivais.
Les jeux de pouvoir ont certainement plus de ‘’pouvoir’’ quand ils demeurent dans l’ombre, un peu comme l’hydre de Lerne. S’ils sont joués et rejoués dans le silence et le déni, ce sont là qu’ils font le plus de ravage.
Encore que le pouvoir que je subis a été plus facile à voir que celui que je fais subir.
Qu’est-ce qui me maintient dans cette situation et m’enchaîne à constamment rejouer mes scénarios ??
Si ces jeux ne sont que factices, qu’est-ce qu’alors mon vrai pouvoir ?
C’est avec ce questionnement que je vous invite à notre prochaine rencontre Entr’Hommes qui aura lieu le mardi 10 mars à 19h30 au Centre l’Arc-en-Ciel.
C’est un rendez-vous à inscrire à votre agenda.
dimanche 15 février 2009
Le silence des hommes, la soirée....
Ce fut un thème qui paradoxalement a fait beaucoup parlé les hommes présents. La discussion fut, par moment, très animée mais toujours dans le respect et l’écoute des autres participants.
Il en ressort des discussions que le silence est souvent présent dans nos vies comme stratégie, et il comporte différentes fonctions selon les situations.
Le silence utilisé comme bouclier de protection face à l'autorité, à la ‘’figure de pouvoir’’. Je ne peux pas exprimer ce que je pense vraiment. Je crains les représailles, apparemment inévitables.
C'est aussi comme une non-acceptation de la honte que je porte, et que je cache.
Face à mon fils, c’est le silence familial qui se perpétue. Particulièrement le silence du père, qui malgré sa bonne volonté n’avait malheureusement rien à partager. Il demeurait souvent enfermé derrière sa forteresse d'autorité. Il se réfugiait derrière son travail.
J’ai vu que je reproduisais l’attitude de mon père. Si je voulais un lien avec mon fils, il a fallu que j’apprenne à entrer en rapport avec lui autrement. Briser le silence et la forteresse autorité du père. User de stratégie, pour passer mon message mais garder le lien ouvert.
Le silence est utilisé également comme pièce résistance. Un mur devant l’insistance de ma conjointe. Le silence cache mon retrait dans la relation face à tellement d’incompréhension, accumulé à travers toutes ces années de vie commune...Il y a des choses qui me définissent et que je ne veux pas changer, pas à 50 ans.
Le silence comme résistance au harcèlement de l'autre
Ma conjointe, se réfugie également derrière le silence et cela a été le début de la fin.
Le silence est aussi un retrait pour avoir la paix mais aussi un espace d’intériorité pour faire le point et revenir en paix avec moi-même et avec les autres.
Un silence est perçu par autrui car il n’y a pas de mots qui sortent de ma bouche. Mais ma réalité est tout autre. La plupart du temps je suis plutôt en réaction. Manque de confiance, honte, colère, peur, etc.…
Et si me voyais en témoin, dans un espace d’acceptation. Si je me voyais en train de jouer un rôle appris, joué et rejoué depuis tant d’années.
Est-ce que je me sentirais plus vivant ???
Le silence des hommes, mythe ou réalité?? Je crois que le mythe est que le silence des hommes puisse être vide de sens.
PPB
Il en ressort des discussions que le silence est souvent présent dans nos vies comme stratégie, et il comporte différentes fonctions selon les situations.
Le silence utilisé comme bouclier de protection face à l'autorité, à la ‘’figure de pouvoir’’. Je ne peux pas exprimer ce que je pense vraiment. Je crains les représailles, apparemment inévitables.
C'est aussi comme une non-acceptation de la honte que je porte, et que je cache.
Face à mon fils, c’est le silence familial qui se perpétue. Particulièrement le silence du père, qui malgré sa bonne volonté n’avait malheureusement rien à partager. Il demeurait souvent enfermé derrière sa forteresse d'autorité. Il se réfugiait derrière son travail.
J’ai vu que je reproduisais l’attitude de mon père. Si je voulais un lien avec mon fils, il a fallu que j’apprenne à entrer en rapport avec lui autrement. Briser le silence et la forteresse autorité du père. User de stratégie, pour passer mon message mais garder le lien ouvert.
Le silence est utilisé également comme pièce résistance. Un mur devant l’insistance de ma conjointe. Le silence cache mon retrait dans la relation face à tellement d’incompréhension, accumulé à travers toutes ces années de vie commune...Il y a des choses qui me définissent et que je ne veux pas changer, pas à 50 ans.
Le silence comme résistance au harcèlement de l'autre
Ma conjointe, se réfugie également derrière le silence et cela a été le début de la fin.
Le silence est aussi un retrait pour avoir la paix mais aussi un espace d’intériorité pour faire le point et revenir en paix avec moi-même et avec les autres.
Un silence est perçu par autrui car il n’y a pas de mots qui sortent de ma bouche. Mais ma réalité est tout autre. La plupart du temps je suis plutôt en réaction. Manque de confiance, honte, colère, peur, etc.…
Et si me voyais en témoin, dans un espace d’acceptation. Si je me voyais en train de jouer un rôle appris, joué et rejoué depuis tant d’années.
Est-ce que je me sentirais plus vivant ???
Le silence des hommes, mythe ou réalité?? Je crois que le mythe est que le silence des hommes puisse être vide de sens.
PPB
lundi 2 février 2009
Le silence des hommes : Mythe ou réalité ?
C'est le thème de notre prochaine soirée, le 10 février prochain à 19:30. J’y pense depuis une bonne semaine et voici quelques éléments de discussion, réflexion ou partage qui me sont venus et que je vous partage pour amorcer à votre tour votre réflexion et nourrir notre partage du 10.
Certain, quant à moi, qu'il y a un mythe autour du silence des hommes. Trop fortement nommé par 30 ans de féminisme, de discours sur les pères absents, etc. Mais je ne crois pas qu’il y ait fumée sans feu ? Non, il est juste quelque part de dire que les hommes se taisent ! Pourquoi ? Une attitude virile ? Ou une blessure, soigneusement tue, tuée? Ou une qualité de l'âme, une forme de présence. Qu’en est-il de notre véritable intimité partagée ?
Moi, qu'est-ce que je tais ? Qu'est-ce que je tais à qui ? Qu'est-ce que je tais pour qui ? Rien, ou trop, à dire ?
Quand je pense au silence des hommes, je pense souvent à mon père qui devenait muet face aux reproches de ma mère. Quand il avait bu, elle le harcelait pour qu'il avoue. Il se butait et s'emmurait de plus en plus. Ce silence m'était souffrance. Ce harcèlement et le désarroi qu'il connotait la doublait. J'aimais mon père et de le voir ainsi coincé me faisait mal. Ce fut mon premier silence/impuissance: que dire... pour qu'ils se taisent ? Aujourd'hui encore, la colère et la peine m'étranglent.
Si je pense encore au silence des hommes, ce qui me vient aussi, c'est toute l'absence de mon père face à moi. Parce qu'il n'était pas bavard mais aussi parce qu'il n'avait rien à ME dire. Ce qu'il racontait aux autres n'était pas ce qui m'intéressait et nous le savions. En fait nous l'avions décidé. Et nous nous en méprisions l'un l'autre. On n’avait pas besoin de maudits intellectuels pour lui, pas d'immatures irresponsables et alcooliques pour moi. Nos jugements réciproques protégeaient notre pseudo intégrité ...et nous emmuraient dans le silence. L'un face à l'autre d'abord --j'apprendrai seulement après sa mort par ma mère combien il avait été inquiet que je me fasse une place dans le monde, si chétif et timide -- mais aussi moi face au monde. La honte de ne pas avoir été, enfant, ce jeune mâle vigoureux qu'il valorisait tant chez les autres, m'a fait m'emmurer dans un autre silence: ne jamais nommer ni cette honte, ni cette souffrance, pour ne nommer/proclamer que tout ce qui par ailleurs pouvait m'apporter de la valeur.
Quand je pense au silence des hommes, je pense aussi à celui qu'induit le sentiment de la gravité des choses. A la fuite du futile, de l'apparence, d'un sentimentalisme bonbon. Au silence des arbres.
Je suis aussi tombé sur ce texte :
"De même que les mots perdent leur pouvoir quand il ne naissent pas du silence, l'ouverture à l'autre perd son sens quand nous ne savons pas nous fermer à l’autre. Notre monde est rempli de bavardage, de confessions faciles, de conversations creuses, de compliments vides, de louanges stériles et de confidences insipides. …
Quand notre vie cesse d'être intérieure et privée, la conversation dégénère en simple commérage."
Henri Nouwen, Les trois mouvements de la vie spirituelle .(1974, Reaching Out) 1998 tr,.fr. Bellarmin
On continue ça ensemble le 10 ? J'ai hâte de vous entendre.
Briser le silence pour y consentir ?
Paul-Emil.
Certain, quant à moi, qu'il y a un mythe autour du silence des hommes. Trop fortement nommé par 30 ans de féminisme, de discours sur les pères absents, etc. Mais je ne crois pas qu’il y ait fumée sans feu ? Non, il est juste quelque part de dire que les hommes se taisent ! Pourquoi ? Une attitude virile ? Ou une blessure, soigneusement tue, tuée? Ou une qualité de l'âme, une forme de présence. Qu’en est-il de notre véritable intimité partagée ?
Moi, qu'est-ce que je tais ? Qu'est-ce que je tais à qui ? Qu'est-ce que je tais pour qui ? Rien, ou trop, à dire ?
Quand je pense au silence des hommes, je pense souvent à mon père qui devenait muet face aux reproches de ma mère. Quand il avait bu, elle le harcelait pour qu'il avoue. Il se butait et s'emmurait de plus en plus. Ce silence m'était souffrance. Ce harcèlement et le désarroi qu'il connotait la doublait. J'aimais mon père et de le voir ainsi coincé me faisait mal. Ce fut mon premier silence/impuissance: que dire... pour qu'ils se taisent ? Aujourd'hui encore, la colère et la peine m'étranglent.
Si je pense encore au silence des hommes, ce qui me vient aussi, c'est toute l'absence de mon père face à moi. Parce qu'il n'était pas bavard mais aussi parce qu'il n'avait rien à ME dire. Ce qu'il racontait aux autres n'était pas ce qui m'intéressait et nous le savions. En fait nous l'avions décidé. Et nous nous en méprisions l'un l'autre. On n’avait pas besoin de maudits intellectuels pour lui, pas d'immatures irresponsables et alcooliques pour moi. Nos jugements réciproques protégeaient notre pseudo intégrité ...et nous emmuraient dans le silence. L'un face à l'autre d'abord --j'apprendrai seulement après sa mort par ma mère combien il avait été inquiet que je me fasse une place dans le monde, si chétif et timide -- mais aussi moi face au monde. La honte de ne pas avoir été, enfant, ce jeune mâle vigoureux qu'il valorisait tant chez les autres, m'a fait m'emmurer dans un autre silence: ne jamais nommer ni cette honte, ni cette souffrance, pour ne nommer/proclamer que tout ce qui par ailleurs pouvait m'apporter de la valeur.
Quand je pense au silence des hommes, je pense aussi à celui qu'induit le sentiment de la gravité des choses. A la fuite du futile, de l'apparence, d'un sentimentalisme bonbon. Au silence des arbres.
Je suis aussi tombé sur ce texte :
"De même que les mots perdent leur pouvoir quand il ne naissent pas du silence, l'ouverture à l'autre perd son sens quand nous ne savons pas nous fermer à l’autre. Notre monde est rempli de bavardage, de confessions faciles, de conversations creuses, de compliments vides, de louanges stériles et de confidences insipides. …
Quand notre vie cesse d'être intérieure et privée, la conversation dégénère en simple commérage."
Henri Nouwen, Les trois mouvements de la vie spirituelle .(1974, Reaching Out) 1998 tr,.fr. Bellarmin
On continue ça ensemble le 10 ? J'ai hâte de vous entendre.
Briser le silence pour y consentir ?
Paul-Emil.
mardi 20 janvier 2009
Sortir du tourbillon, la soirée….
Quelle belle soirée, 9 gars ce soir ont partagé sur ce thème, oh combien interpellant.
Voici quelques extraits des partages pour vous permettre de votre coté de voir si ca résonne chez-vous.
Partagez-nous votre point de vue dans un commentaire....
«Les activités et les demandes de l’extérieur me projettent à l’extérieur de moi et crée le tourbillon, ex. au boulot, je suis à 200%»
«Moi pas sur que je veux l’arrêter le tourbillon. C’est ce qui donne ma raison d’être, ma reconnaissance, ma valeur. »
«Moi je dois reconnaitre que je ne veux pas vraiment cesser le tourbillon non plus. Si je tente de me coucher un peu pour faire une sieste en après-midi, je n’arrive pas à dormir. Très vite je commence à penser, voire à angoisser d’être là à rien faire, alors je dois me lever»
« Le tourbillon, je me le crée moi-même. On est responsable de nos choix, quand je prends une décision, ce n’est pas nécessairement pour le stopper»
«Je veux me pardonner à ne pas savoir comment ne pas céder au tourbillon»
«Devant tourbillon, la seule réponse possible doit être d’intensité équivalente, tornade contre tornade.»
«Voir le tourbillon est déjà en être sorti, au moins avoir un pied, ou un œil en dehors….»
«Ouais mais il y a aussi un élan créateur qui nous pousse à l’action, à l’expression et qui n’es pas à confondre »
«Moi je n’ai pas de problème à rien faire, j’ai une tendance contemplative»
«Dans le silence de la méditation le tourbillon cesse momentanément»
«Tourbillon de la circulation est le reflet de mon propre tourbillon intérieur»
«Je suis dans le tourbillon si je suis en désaccord avec ce qui m’arrive. Je me perds dans un conflit intérieur. Si je réussis à vraiment accepter, ca va mieux».
Voici quelques extraits des partages pour vous permettre de votre coté de voir si ca résonne chez-vous.
Partagez-nous votre point de vue dans un commentaire....
«Les activités et les demandes de l’extérieur me projettent à l’extérieur de moi et crée le tourbillon, ex. au boulot, je suis à 200%»
«Moi pas sur que je veux l’arrêter le tourbillon. C’est ce qui donne ma raison d’être, ma reconnaissance, ma valeur. »
«Moi je dois reconnaitre que je ne veux pas vraiment cesser le tourbillon non plus. Si je tente de me coucher un peu pour faire une sieste en après-midi, je n’arrive pas à dormir. Très vite je commence à penser, voire à angoisser d’être là à rien faire, alors je dois me lever»
« Le tourbillon, je me le crée moi-même. On est responsable de nos choix, quand je prends une décision, ce n’est pas nécessairement pour le stopper»
«Je veux me pardonner à ne pas savoir comment ne pas céder au tourbillon»
«Devant tourbillon, la seule réponse possible doit être d’intensité équivalente, tornade contre tornade.»
«Voir le tourbillon est déjà en être sorti, au moins avoir un pied, ou un œil en dehors….»
«Ouais mais il y a aussi un élan créateur qui nous pousse à l’action, à l’expression et qui n’es pas à confondre »
«Moi je n’ai pas de problème à rien faire, j’ai une tendance contemplative»
«Dans le silence de la méditation le tourbillon cesse momentanément»
«Tourbillon de la circulation est le reflet de mon propre tourbillon intérieur»
«Je suis dans le tourbillon si je suis en désaccord avec ce qui m’arrive. Je me perds dans un conflit intérieur. Si je réussis à vraiment accepter, ca va mieux».
jeudi 8 janvier 2009
Sortir du tourbillon, est-ce possible?
Déjà l’année 2009 qui commence. Le temps des réjouissances familiales étant terminé, nous revoilà de retour à nos activités habituelles.
L’année débute à peine que mon agenda commence déjà à déborder.
Quand ce n’est pas le repas à préparer, c’est l’épicerie ou les devoirs,
Bien sur il y a le travail qui prend beaucoup de place à l’horaire
Il y aussi la maison à entretenir le ménage, le lavage, le robinet à réparer, l’évier à déboucher et c’est sans parler des petits services à rendre à la belle-famille et aux amis.
Ma blonde, bien sur, elle me demande de gérer les choses habituelles de la maison, mais aussi de passer du temps de qualité avec elle, des sorties, des vacances, etc…
Je suis en accord avec chaque tâches prises individuellement mais qu’elles soient continuellement alignée une à la suite de l’autre, c’est souvent trop, cela déborde, et je trouve cela lourd. Et chaque petite demande additionnelle me fait rager intérieurement.
J’ai l’impression de me perdre avec tout ce que j’ai à faire. L’extérieur me tire tout mon jus. Je suis pris dans un tourbillon
Mais le problème c’est que j’ai peine à m’arrêter et même s’il y a un malaise, je ne veux pas vraiment l’entendre et encore moins en parler.
C’est là que s’installe, en arrière plan un peu de colère et à mon insu le besoin de prendre un break
Quelque fois c’est un petit break, prendre une bière ou deux, TV, sortir,
Quelque fois c’est des gros breaks… Au moins en phantasme…
Il n’y a pas de fautes, seulement des actions mécaniques, pas très réfléchies, pour soulager à court terme, un malaise. Il n’y a pas de fautes, mais si je ne reconnais pas que je suis happé, je me perds, et j’ai peine à rattraper.
Je vous parle de moi, mais bien sur le même tourbillon afflige aussi qui celui qui a des mécanismes différents des miens. Les pensées et les histoires que je me raconte et qui crées le tourbillon, ne seraient pas les mêmes, mais il n’en demeure pas moins que je suis quand même happé par l’extérieur.
Est-ce qu’il m’est possible de reconnaître et d’accepter que je suis happé ?
Malgré l’inconfort du tourbillon, est-il possible que je l’entretienne sans trop m’en apercevoir?
Et même si je peux voir le tourbillon, celui dans lequel je suis happé à l’extérieur, est-ce que je peux également voir celui qui m’habite, le tourbillon de mes pensées et de mes émotions ?
Comment me reprendre en main?
Où est mon point d’ancrage, et comment m’y accrocher solidement ?
Voila quelques questions sur lesquelles il pourrait être intéressant de partager
C’est donc une invitation pour la prochaine soirée Entr-Hommes le 13 janvier prochain, 19h30.
L’année débute à peine que mon agenda commence déjà à déborder.
Quand ce n’est pas le repas à préparer, c’est l’épicerie ou les devoirs,
Bien sur il y a le travail qui prend beaucoup de place à l’horaire
Il y aussi la maison à entretenir le ménage, le lavage, le robinet à réparer, l’évier à déboucher et c’est sans parler des petits services à rendre à la belle-famille et aux amis.
Ma blonde, bien sur, elle me demande de gérer les choses habituelles de la maison, mais aussi de passer du temps de qualité avec elle, des sorties, des vacances, etc…
Je suis en accord avec chaque tâches prises individuellement mais qu’elles soient continuellement alignée une à la suite de l’autre, c’est souvent trop, cela déborde, et je trouve cela lourd. Et chaque petite demande additionnelle me fait rager intérieurement.
J’ai l’impression de me perdre avec tout ce que j’ai à faire. L’extérieur me tire tout mon jus. Je suis pris dans un tourbillon
Mais le problème c’est que j’ai peine à m’arrêter et même s’il y a un malaise, je ne veux pas vraiment l’entendre et encore moins en parler.
C’est là que s’installe, en arrière plan un peu de colère et à mon insu le besoin de prendre un break
Quelque fois c’est un petit break, prendre une bière ou deux, TV, sortir,
Quelque fois c’est des gros breaks… Au moins en phantasme…
Il n’y a pas de fautes, seulement des actions mécaniques, pas très réfléchies, pour soulager à court terme, un malaise. Il n’y a pas de fautes, mais si je ne reconnais pas que je suis happé, je me perds, et j’ai peine à rattraper.
Je vous parle de moi, mais bien sur le même tourbillon afflige aussi qui celui qui a des mécanismes différents des miens. Les pensées et les histoires que je me raconte et qui crées le tourbillon, ne seraient pas les mêmes, mais il n’en demeure pas moins que je suis quand même happé par l’extérieur.
Est-ce qu’il m’est possible de reconnaître et d’accepter que je suis happé ?
Malgré l’inconfort du tourbillon, est-il possible que je l’entretienne sans trop m’en apercevoir?
Et même si je peux voir le tourbillon, celui dans lequel je suis happé à l’extérieur, est-ce que je peux également voir celui qui m’habite, le tourbillon de mes pensées et de mes émotions ?
Comment me reprendre en main?
Où est mon point d’ancrage, et comment m’y accrocher solidement ?
Voila quelques questions sur lesquelles il pourrait être intéressant de partager
C’est donc une invitation pour la prochaine soirée Entr-Hommes le 13 janvier prochain, 19h30.
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