mercredi 24 décembre 2008

Besoin de reconnaissance ? "OH Oh OH..." Oh oui !

Encore 7 gars le 2 décembre dernier à l’Arc-en-ciel, à partager sur le thème Besoin de reconnaissance, jusqu’où cela me mènera-t-il ?

Désolé si ce compte rendu est tardif, j’ai été à l’extérieur. Merci à Martin qui a revu et complété pour beaucoup la rédaction de mon premier brouillon.

Encore une fois, merci les gars de tant de générosité de franchise et d’être d’accord pour que je rapporte une partie de nos propos, celle dont j’arriverai à me souvenir et, je l’espère, sans trop la déformer, au bénéfice de vous lecteur que nous ne connaissons pas encore mais que nous reconnaissons probablement partageant une partie de nos réalités.

On vous attend, vous lecteurs, soit de vos commentaires et partages dans ce blogue, soit par votre présence, un de ces 4.

C’est l'histoire de ma vie, j’avais remarqué ce thème depuis longtemps et j’attendais cette soirée. J’y ai beaucoup pensé et un événement m’est constamment revenu. J’étais un p’tit gars et j’avais fait un tiroir pour classer des fiches. Ce n’était rien de bien extraordinaire, un truc d’enfant. Je le montrai à mon père et il me dit « C’est pas mauvais » ! J’ai alors été très déçu de si peu de reconnaissance. Je le sais bien maintenant, parce que j’ai fait plusieurs thérapies là-dessus, que c’était pour lui le top de ses compliments, qu’il n’était pas capable d’en dire plus, d’aller plus loin, que c’était sa limite à lui. Mais, ça demeure encore un point sensible. Durant toute ma vie professionnelle, j’ai ainsi été serviable afin de pouvoir recevoir plus q’un simple « C’est pas mauvais » comme appréciation. Si quelqu’un me demandait un service, j’y allais à fond, espérant cette reconnaissance. Ce n’est pas mauvais non plus. J’ai fait de belles affaires, de bonnes choses comme ça et j’ai réussi à recevoir de la reconnaissance par cela.

• Cela se joue toujours, même retraité, dans mes activités de loisir. En prenant du recul, oui, enfant je cherchais la reconnaissance de mon père qui me terrifiait et en même temps j’avais besoin de son amour et de son approbation. La honte, le rejet ont fait en sorte que j’ai eu un immense besoin d’être reconnu par mes pairs, les femmes et les gens en général. J’ai dépensé énormément d’énergie et j’en dépense encore pour être reconnu, aimé des gens. C’est comme une nourriture essentielle pour être vivant. En même temps je reconnais que ça crée un malaise d’être dépendant de cette reconnaissance, de l’énergie qui est investi pour avoir cette reconnaissance et les attentes que je peux avoir face aux gens pour être reconnu. Il y a un faux sentiment de satisfaction ça nourrit plus l’égo que l’âme. L’égo en a vraiment besoin!!!

• Pour moi la reconnaissance, c’est à double tranchant… J’en veux, j’en cherche mais c’est comme un esclavage, une dépendance, dont à la limite j’ai honte. En plus j’en suis méfiant. Si quelqu’un me reconnait ça fait : « attention ! demande en vue !

• De plus en plus j’attends de la reconnaissance. Mais ambiguïté, si je suis pris entre deux personnes à satisfaire et de qui je désire de la reconnaissance, mais qui sont opposées dans leurs demandes. Je deviens une girouette pour être reconnu, et je perds de ma crédibilité aux yeux des autres.


• Toute ma vie durant, j’ai travaillé en maudit pour trouver la reconnaissance. J’ai cherché à briller par ma sagesse, pour ma générosité, par les résultats de mon travail, à être tellement parfait, que les autres ne pourraient pas ne pas me voir, ne pas me reconnaitre.

• En tout cas, je suis frappé de voir combien il y a d’énergie à soir. Plus que toutes les autres rencontres que nous avons eu il me semble. C’est un sujet qui nous allume en maudit.

• « Never ending story », j’en veux toujours plus, c’est toujours à recommencer. J’en ai pas sitôt eu un peu, que je veux en avoir encore d’autre et même plus.

• C’est à se demander si ce n’est pas un truc qui a été inventé par la Vie pour nous faire faire qqchose. Pour nous garder en mouvement.

• Je suis sûr que s’il y avait 10 femmes, ici avec nous, le discours serait complètement différent

• Il me vient aussi, que je ne voudrais pas qu’on me reconnaisse quand je jette un coup d’œil à une revue porno le soir…  Je choisis ce que je présente et à qui, selon ce que je sais qui marchera ou pas pour obtenir sa reconnaissance.

• En vous écoutant, il me vient, qu’il y a la reconnaissance, mais aussi la satisfaction, et que parfois c’est moins stressant de rechercher la satisfaction, que la reconnaissance.

• C’est drôle, parce que quand tu dis ça, je sens comme un stress en moi qui dit « NON, pas question que je n’aie pas la reconnaissance ! » . Je réagis énormément, comme si tu allais tuer ma mère ou quelque chose d’aussi grave !!!

• Moi, je partage ton avis. La satisfaction c’est fini, complet. Ce que j’ai fait est complet, fini, y a pas de suite que le bien-être. Alors que la reconnaissance, c’est tout le temps, ça prend une transfusion permanente, un goutte-à-goutte sans fin dans mes veines.

• Oui c’est vrai, mais c’est quoi la satisfaction ? C’est de l’auto reconnaissance. C’est moi qui me dis que ce que je fais est bien, je suis satisfait, quoi ?

• La reconnaissance c’est quelque chose de l’âme, de l’ordre de l’amour, de l’affection. Alors la reconnaissance par la possession de biens, de statut, ça s’use vite.

• Le matériel s’use, mais reste un fantasme puissant : Si je gagne le gros lot de 20 millions, demain j’ai un gros truck, une grosse maison et tout ce qui va avec. Évidemment tant que j’en ai pas les moyens, je m’adapte, mais pour moi la possession matérielle demeure un fantasme.

• Moi en tout cas, j’ai besoin de me libérer un peu de ces attentes, parce que ça « fuck » tout, ca mélange tout. Je ne peux pas entreprendre une nouvelle relation sans que cette pression ait diminuée un peu. Autrement, je ne suis pas disponible à l’autre, je ne suis branché que sur mes attentes, mon besoin de reconnaissance.

• Après cette soirée à en faire le tour de mon besoin de reconnaissance, je sens que je vais avoir un petit peu de distance par rapport avec mes attentes. Je vais me dire parfois : « Modère mon Paul, t’en as besoin en maudit aujourd’hui ». Cela va me redonner un peu d’espace, faire baisser un peu la pression...

• Mais cela ne disparaîtra pas, ne diminuera pas. Je ne pense pas.


Voilà ! À vous maintenant !

Notre prochaine soirée, le 12 janvier est sur le thème Sortir du tourbillon, est-ce possible ? Entre autres, cette reconnaissance dont nous avons parlé à cette soirée est souvent la cause d’un tourbillon incessant de choses à faire, de gens à satisfaire, d’attentes à combler…

Possible d’en sortir ?

D’ici là je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année.

vendredi 28 novembre 2008

Besoin de reconnaissance, jusqu'où cela me mènera-t-il ?

À la dernière rencontre du 12 novembre, voir le billet ci-dessous, nous avons vu combien nous perdons le sens quand nous cherchons le sens à l'extérieur de nous même.

On a aussi vu combien nous étions constamment à céder aux pressions, aux attentes de l'entourage. Pire, combien quelques fois, nous les imaginions ces pressions, ces attentes.


Mardi soir prochain, je nous propose de partager sur notre besoin de reconnaissance.

En quoi, il se manifeste ?

Envers qui ? Le plus souvent ?

Dans quel milieu ? Se manifeste-t-il plus au travail, à la maison ?

Comment ça se passe avec les hommes ? Avec les femmes ? Du pareil au même ou…»?

Y a-t-il une personne en particulier dont la reconnaissance me manque ? Dont je cherche la reconnaissance. Dont j’ai cherché la reconnaissance...

Comment cela se passait dans ma famille ? Y ai-je été reconnu ? Par qui ? Comment ?

Comment ce besoin entrave-t-il ma liberté ?

Parce que c’est de liberté dont il est question ici, fondamentalement. De libération même. Comment mon besoin de reconnaissance constitue-t-il un programme qui dirige mon attention, mes actions et finalement me laisse peu de choix.

C’est un nouveau rendez-vous, mardi soir prochain, le 2 décembre à l’Arc-en- Ciel, 39b boul Gouin. Pierre-Paul et moi-même vous y accueillerons pour partager sur notre besoin de reconnaissance.

Peut-être nous y reconnaitrons-nous ?

À mardi, Paul-Emil

lundi 24 novembre 2008

OSER ÊTRE L’HOMME QUE JE SUIS !

(Repris d'un communiqué de l'Arc-en-Ciel:)

Voilà le thème du nouveau séminaire pour hommes qui sera offert de janvier à septembre 2009. À travers cette année, nous explorerons en profondeur la vision que nous avons de nous en tant qu’hommes, la reconnaissance de nos besoins, la capacité de choisir en fonction de ceux-ci et d’apprendre à s’appuyer sur la partie intérieure de nous, libre et vraie. Les thèmes et dates sont décrits à la fin du billet


Oser être l’homme que je suis, c’est une invitation à un retour à soi, à travers les enjeux de l’engagement, la compétition/coopération, les relations sous tous leurs aspects, le plaisir etc…


Nous vous invitons à assister à une soirée d’information, le mercredi 26 novembre à 19h30 à l’Arc-en-Ciel. Vous pouvez confirmer votre présence au 514 335-0948.

L’Arc-en-Ciel, Centre de réalisation de soi existe depuis 25 ans et offre des ateliers pour hommes depuis 8 ans.


Julien Blackburn, Animateur

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THÈMES ET DATES


L’engagement envers soi- même 16-17-18 janvier
Se donner une direction/ un but
Former un groupe -la richesse du groupe
-m’accepter/ accepter l’autre

Être homme 20-21-22 février
Explorer nos modèles d’hommes
Vision / image de soi en tant qu’homme
M’accueillir comme je suis

Coopération vs compétition 20-21-22 mars (Sutton, vendredi 14 h)
Agressivité/colère : énergie retenue ou exprimée?
Contrôle vs pouvoir

Le plaisir 17-18-19 avril
Qu’est-ce qui m’en coupe? (dont une journée plein air)
Comment me laisser goûter davantage?

Les relations hommes/femmes. Relations de couple 22-23-24 mai (Sutton, vendredi 14 h)
Ma vision du féminin, mon/mes modèles
Jeux et enjeux de pouvoir
Contact, intimité, sexualité

L’engagement 19-20-21 juin
Relationnel
Professionnel
Spirituel
Préparation Quête de vision

Quête de vision : quête de sens 31 juillet au 5 août (Sutton)

Intégration Quête de vision 18-19-20 septembre
Bilan des 9 mois

mercredi 19 novembre 2008

Réussir ou perdre le nord...

Le 11 novembre, à l’Arc-en-Ciel, 6 gars ont partagé sur le sens de la vie, sur l’accomplissement versus « réussir ». Pierre-Paul nous a offert quelques pistes de départ, quelques questions qu'il a aussi partagée ici hier. Puis le partage s’est enclenché.

Je vous en rapporte ici quelques éléments. Évidemment, les noms et situations sont changés et le tout est bien encore plus évidemment filtré par ma perception. Je simule le ton de la conversation mais ce n’est aucunement une transcription. Mon objectif n’est pas tant ici de faire rapport que de partager, mettre en lumière, des éléments de réflexion, des morceaux de vie, pour nourrir notre quête individuelle et collective, voire éventuellement, que vos commentaires, voire votre présence si vous vous joignez à nous un de ces soirs, viennent nourrir la nôtre. La quête spirituelle nécessite de prendre conscience des enjeux qui sont les nôtres au quotidien. Ce sont souvent ces enjeux qui paradoxalement nous font passer à coté de la vie. Alors que nous croyons dur comme fer que nous faisons tout ca pour la sauver notre vie…

· Si je pense au sens de la vie, ce qui me vient le plus avec les années, ce qui m’apparait faire le plus de sens, c’est s'entraider, s’aider les uns et les autres. Paradoxalement, quand je pense à ma job, qui me plait beaucoup, je n’ai jamais eu beaucoup de questionnement à savoir si c’était une job qui allait dans ce sens de l’entraide. C’est même pas mal plus une job qui profite aux mieux nantis… Mais en même temps, c’est ça ma contribution à moi, les autres en ont une autre, la mienne c’est ça. C’est tout de même une forme de complémentarité…

· Grosse question pour moi ça. Toute ma jeunesse je trouvais justement que ça avait pas de « bon sens », c’te vie, c’te famille, c’te société. Tellement que faire des enfants était exclu : « J’en fouterai pas un autre dans ce bordel ». Maintenant, c’est différent. J’ai quelques affaires qui se sont guéries, je suis plus en contact. Ma relation avec ma blonde est hyper signifiante. Notre première nuit a été toute une expérience. Encore récemment, une nuit sous les étoiles en forêt a été un moment super fort. Par contre, des fois je suis étonné de combien ça peut être devenu normal, banal d’être ensemble. C’est devenu une habitude, c’est plus aussi vivant. Comme si l’habitude nous avait tués…. Tiens, drôle de mot : habi"tué"…

· J'me demande si ça fait du un sens de chercher un sens au lieu de simplement vivre; le sens, c’est pas quelque chose que je peux atteindre mais quelque chose que je peux sentir quand je suis en accord avec ce que je fais et comment je le fais.

· Plus jeune, nous avions des idéaux. On voulait changer le monde, refaire les relations hommes-femmes, les relations sociales, raciales, avec le travail. Pour la plupart, nous avons trahi nos idéaux et on participe à une espèce de conspiration du silence où on ne dit plus rien qui dépasse, où on s’en tire sans faire de bruit…

· J’aimerais tellement ça qu’on soit en paix les uns avec les autres, pas en chicane, qu’on prenne le temps de s’écouter, s’entendre, de vivre. La vie aurait tellement plus de sens…

· Un moment où la vie a du sens pour moi est celui dans mon travail où je retrouve le contact avec la vie. Je suis boulanger. Y a des fois où en vacances j’avais hâte de revenir pour retrouver ce contact là, cette chaleur, cette moelleur, cette vie là. La pate elle est jamais pareille à une autre, faut l’écouter, s’adapter, la suivre…

· Aujourd’hui au boulot, moi le plaisir c’est pas da ns le stress d’arriver à faire ce qui est à faire, c’est dans le bonheur du contact avec les gens. Ce qui donne du sens à mon travail est ce contact là, qui va arriver peut importe ce qui est à faire. Bizarrement, le boulot se fait toujours pareil.

· Amusant parce que chacun ici a nommé un espace de plénitude, de bonheur oserais-je dire, donc on sait ce qui fait du sens pour nous. Mais alors merde qu’est-ce qui fait qu’on décroche ?

· Ca va pas assez vite, puis y en a trop. Moi, je resterais debout 48 hres sans arrêt pour faire tout ce qu’il y a à faire. Puis faire ce qu’il y a à faire agréablement c’est trop long. La vaisselle, par exemple : J’aime ça faire la vaisselle si je peux mettre de la musique et simplement la faire, bien, sans penser à autre chose, sans penser qu’il faudrait déjà être à aider pour les devoir, puis se dépêcher pour le bain pour que le dodo soit pas trop tard… Mais c’est pas possible.

· Moi, je suis un anxieux. L'anxiété me fait décrocher.

· Moi ce qui m’empêche de vivre à mon rythme, en restant calmement là où je suis, c’est que je suis toujours en train de réparer c’te grosse affaire qui marche pas ou qui marche tout croche. Je ne peux pas me reposer. Or c’est paradoxal parce comme disait la chanson qu’ « on perd sa vie à la gagner », moi je perds la mienne à la sauver. C’est sûr que c’est mon histoire d’enfant qui se rejoue là. Famille brisée par un accident de travail du père, devenu alcoolique pour pas sentir sa déchéance, avec une mère devenue seule soutien d’une famille nombreuse en plus d’un mari invalide et qui n’y arrivait pas… L’enfant que j’étais a cru que tout allait s’écrouler s’il ne s’en occupait pas et l’adulte que je suis le crois, du moins, l’agis encore…

· Mon père était élitiste, ma mère perfectionniste. Il a fallu que je sois super performant. Moi ça allait bien jusqu’à ce que les filles entrent dans le décor. Ca été mon premier échec et tout un. Ma sœur, qui m’adulait en plus, réussissait encore tout super. Moi c’est devenu une longue dérape puis je me suis mis à des choses qui ne cadraient pas vraiment dans le succès attendu, métier marginal, art, etc… C’est là que je me sentais bien mais ce n’était pas du tout réussir sa vie selon les critères .... Grosse réconciliation à faire…

· Amusant parce que le sens de la vie dans ce qui se dit depuis tantôt, c’est beaucoup dans le senti, la présence, la passion : être dans le moment présent. Moi j’ai eu une phase pas mal bipolaire : grande exaltation suivie de drop, de déprime. Quand j’étais en haut puis en bas, j’étais pas si bien que ça. Puis en même temps, je comprends ce qui se dit, la justesse de ce qui se dit.

· Ca me fait penser à comment j’ai été, longtemps, avec un patron que j’ai eu. J’étais toujours sur son dos : « Il fait pas ça, pas comme ci, pas comme ça. ».. À un moment donné, je me suis rendu compte que c’est parce que je voulais me prouver aux autres, au grand patron, que je le lâchais pas, en fait, il ne mettait pas tout en place pour que JE paraisse bien. Alors j’ai décroché de ça et je fais la job qu’il me donne, dans les conditions qu’il me donne, et je suis pas mal plus heureux comme ça. Probable que lui aussi !

La parole est à vous. Dans votre expérience, c’est quoi qui fait du sens. C’est quand que ça a du sens ? Ou n’en a pas ? Réussir sa vie, c’est quoi pour vous. Est-ce que ça a du sens ? N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires (cliquer sur le mot "commentaires" ci-dessous pour laisser un commentaire). Que le partage se poursuive

Cette soirée, ces partages nous ont amenés au bord de notre prochain thème « Le besoin de reconnaissance, jusqu’où cela me mènera-t-il ? » En effet, dans plusieurs des partages de la soirée, ce qui sort du sens, du senti, est une pression à satisfaire l’autre, les autres, réels ou imaginés mais desquels on ressent une, ou des attentes.

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Je vais mijoter ca dans mon coin en ce dimanche soir où encore une fois le blues me prend. Serai-je à la hauteur cette semaine ? Mais au fait, ce compte rendu est-il à la hauteur ? Les gars vont-ils trouver que je les ai bien compris ? Et si je n’avais pas bien compris, ou mal interprété ? Et si .. et si… et si….. Jusqu’où cela me mènera-t-il ?

C’est un rendez-vous le 2 décembre, 19:30, à l’Arc-en-Ciel…

mardi 18 novembre 2008

Homme en quête de sens


Dans le quotidien, avons-nous l’impression de perdre le sens de ce que nous faisons?

C’est le brouhaha, la routine, l‘argent q’il faut gagner….j’ai peine à m’arrêter, pas le temps….Il y a des priorités à gérer, famille, travail, loisirs, etc, …

N'avez-vous pas l’impression d’être dans cette course effrénée pour réussir sa vie?
Quel ‘’moteur’’ me fait agir dans mon besoin de réussir à tout prix?

Qu’est-ce qui me fait rechercher cette reconnaissance à l’extérieur….l’histoire du bon gars

Souvent la vie nous donne un choc, un ultra choc pour ébranler ma routine quotidienne, mais aussi mon système de valeurs. Accident, mortalité, perte, Mes 50 ans….

La priorité no. 1 ne devrait-t-elle pas de retrouver le contact avec soi-même

L’accomplissement inclut la réussite des aspects extérieurs qui sont importants pour nous mais aussi notre véritable identité, incluant toutes les parties auxquelles on peut avoir de la difficulté à s’arrêter ou a accepter

Il n’y a pas d’accomplissement véritable si l’on ne s’arrête pas aux parties de nous les plus fragiles car elles nous interpellent constamment.

mardi 4 novembre 2008

Réussir dans la vie, ou s'accomplir...

Le 11 novembre prochain à 19 :30 se tiendra à l’Arc-en-Ciel, la soirée mensuelle de discussion et de partage Entr’hommes. Le thème sera « Hommes en quête de sens, réussir dans la vie » .

Voici quelques réflexions qui pourraient nourrir nos échanges :

C’est le brouhaha. Tous les jours je m’agite pour faire tout ce que j’ai à faire.

Souvent le fond de nervosité est furtif, quelquefois il est en premier plan. Je me ressaisis alors et je fonce.

J’ai ma routine, tout va bien. Je ne suis pas en crise. Mais je ne suis pas vraiment satisfait de la vie qui se présente à moi chaque jour.

J’ai peine à m’arrêter. Ce n’est pas toujours clair à mon esprit, mais l’enjeu semble considérable. Qu’est-ce que je crois de moi ?

Prenons l’exemple du simple lever matinal pour aller travailler. Quelle est cette motivation qui me fait lever chaque jour? Trivial vous me direz, c’est pour gagner de l’argent… Mais pourquoi? Réussir ma vie familiale, réussir mon rôle de père, d’amant, nourrir mes enfants, payer le loyer ou l’hypothèque. Réussir ma vie citoyenne, être reconnu…

Quelle est cette course effrénée ? Mais pourquoi m’arrêter?? Qu’est-ce qui me fait rechercher cette reconnaissance à l’extérieur. Quel moteur me fait ‘’agir ‘’ dans mon besoin de réussir à tout prix? En fond, j’aurais besoin de voir clair sur ce qui me fait m’agiter.

Suis je suis en train de manquer le bateau?

Qu’est-ce que cela pourrait vouloir dire de m’accomplir totalement dans cette vie-ci?

Être plutôt que faire ? Mais être… ça veut dire quoi d’autre…

Bienvenue à tous, Pierre-Paul.

L’Arc-en-Ciel est situé au 39 B, boul. Gouin Ouest, près de St-Laurent à Montréal. Prière d’annoncer votre présence au (514) 335-0948 ou par Courriel : arcenciel@qc.aira.com . Une contribution de 10$ est suggérée.

vendredi 17 octobre 2008

Vivre autrement

Un ami me signale aujourd'hui cette série :

Dans le cadre de la série radio Vivre autrement, Mario Proulx anime, le 6 octobre 2008 à 19 h 30, une conférence au cours de laquelle trois intervenants nous font part de leurs connaissances sur notre façon de vivre et sur les aspects que nous pouvons changer: stress, alimentation, exercice, attitude, etc. Une réflexion en profondeur dans un esprit concret. Conférence Les belles soirées de l’Université de Montréal

Amusant, j'y étais. Et encore plus cocasse, je suis précisément ce soir à lire le livre qui recense une douzaine des entrevues de la série !

Je vous offre donc cette citation extraite de l'entrevue de David Servan-Schreiber (p.37), qui est on ne peut plus dans notre champ d'intérêt:

"Lorsque l'on entre en profondeur à l'intérieur de son corps, du soin de soi, du
respect de cette petite flamme de vie qui nous anime tous les jours et qui nous
anime depuis de nombreuses années, on y découvre un sentiment d'appartenance à
l'Univers qui est de l'ordre du spirituel. Ce sentiment nous ouvre aux
autres, nous ouvre à la vie, nous donne une confiance et un élan que nous ne
savions pas que nous avions. Il n'y a rien de plus spirituel que cela."


En unité... Paul-Emil.

mardi 14 octobre 2008

Etre homme, c'est quoi ?

Mardi le 7 octobre, nous étions quelques gars réunis à l'Arc-en-Ciel autour de cette question.

De retour chez-moi, ayant trouvé cette soirée riche, touchante, je me suis dis que ca aurait été magnifique que plus de gars fassent avec nous l'expérience de cet échange franc, libre. Alors je me suis mis à noter les interventions dont je me souvenais.

Je vous les offre tout en spécifiant que j'ai tenté de restituer le ton de la conversation tout en tricotant un peu les choses de façon à préserver l'anonymité des participants.

La prochaine soirée sera le 11 novembre, avec le thème "Hommes en quête de sens. Réussir dans la vie ou s'accomplir ?" Je vous y invite et vous y espère. La liberté ne s'acquiert qu'en prenant la mesure de nos entraves, celles qu'on nous a imposée soit, mais pire et plus insidieux, celles que nous avons internalisées... Le premier geste est de les nommer et de les débusquer. Et avec la complicité des hommes, c'est à la fois inspirant et rassurant.

Alors voici quelques unes des idées émises le 7 octobre en réponse à la question "Etre homme, c'est quoi ?"


Moi je ne me pose plus la question.


C'est surtout ne pas être comme mon père. --Je dois avoir le même père que toi !


Je me suis longtemps posé la question. Je suis un gars, j'ai deux couilles qui pendent entre les jambes ! Tout ce que je fais, suis, c'est donc un gars qui le fait.


Ca été une torture toute ma vie que de répondre aux attentes, au rôle social. Oui ça été lourd "D'être un homme.". Mais maintenant, c'est fini. Ma véritable proximité avec mon fils, ça été quand je jouais avec lui, pas quand j'ai essayé d'être un bon père, de l'élever, d'en faire quelque chose. J'ai juste réussi à être quelqu'un de plate à coté de lui parce que dans le rôle. J'étais vide, sec, une maison inhabitée.


Ma blonde enceinte de notre deuxième enfant se plaignait souvent d'être fatiguée. Je me disais alors "Etre enceinte, c'est pas une maladie ça. Dans le temps, les femmes avaient bien plus d'enfants et travaillaient en plus aux champs !" Mais je lui ai tout de même offert de l'aide. Dans le fond, j'essayais de déterminer son rôle pour mieux définir le mien, pour me sécuriser dans le mien.
---Définir le rôle, c'est juste une façon d'éviter le trouble de s'adapter constamment à la situation, de s'assurer qu'on est correct, parce que dans le fond, c'est de ca qu'on doute : "Ch'tu correct ?"


Faut juste trouver un équilibre. Pendant des années, j'ai été le gars doux, qui essayait de satisfaire l'autre, qui disait jamais rien. Ca marche pas ça. Puis un jour, en circulation, un incident m'a fait péter les plombs, il y a eu comme une poussée d'adrénaline qui m'a fait nommer et affirmer ma place. C'est phénoménal de voir c't'énergie mâle en action, cette force. L'autre a pris son trou. Moi, j'aimerais ça qu'on prenne le temps de s'asseoir, de se dire les affaires, mais ca marche souvent pas. Encore aujourd'hui des fois me semble qui faut que je me choque pour qu'on m'entende, me prenne au sérieux. Mais ça non plus ca marche pas vraiment.


Moi je trouve qui faut vivre avec tout ce qu'on est. C't'énergie mâle elle fait partie de nous.


Je ne peux pas m'empêcher de réagir si on me dit que j'agis pas en homme... J'ai beau avoir 15 ans de groupe d'homme, de thérapies en tous genres, d'avoir débusqué les "il faut", (j'en ai tout un catalogue), s'agit qu'on remette un tant soit peu en question que je suis un homme, un vrai, que je bondis comme un malade pour prouver le contraire. Je pense qui faut pas tant trouver un équilibre que rester en équilibre. Être un homme, c'est juste une maudite question qui me fait sortir de mon assiette, fait pencher un peu trop ma chaloupe, puis souvent prendre l'eau quand c'est pas carrément revirer à l'envers...


On est programmé, on peut pas s'en sortir. Faut aussi accepter ça, accueillir ça, on peut rien contre ça. On a été, on est, fait de ça.


Mais il faut en prendre consciencce, le voir, pour pas toujours être en réaction, revenir tranquille pour redevenir capable de juste répondre à la situation.


Moi, je ne me pose pas la question ... sauf quand il y a une femme en face ou à qui je pense.


La force physique qui en impose et qui a longtemps fondé le pouvoir des hommes demeure un enjeu dans les relations tant face aux hommes qu’aux femmes : il faut que je puisse en imposer, correspondre à l’image du mâle fort, dominant et en contrôle pour plaire aux femmes et m’imposer dans le troupeau. Ca rejoint une espèce de définition très primitive de l’homme.


Les rencontres entre hommes me permettent d’enlever pour un moment mon armure et d’être indépendamment des stéréotypes.

Voilà, il en manque.. mais je veux remercier les gars qui étaient là et j'espère tous ceux qui n'y étaient pas. à bientôt, Paul-Emil.

un blogue Entr'hommes

Depuis bientôt 7 ans, L'arc-en-Ciel offre un atelier Entr'hommes (http://larcenciel.org/htm/hommes.htm). Le prochain atelier se tiendra d'aillleurs la fin de semaine du 24 au 26 octobre.

Plusieurs des participants ont demandé à travers les ans, une suite, une activité plus permanente. Les animateurs, Julien Blackburn et Pierre-Paul Bouchard, ont ajouté depuis quelques années, un groupe de suivi annuel pour ceux ayant fait l'atelier. Le groupe de 2007 a de plus suggéré des soirées régulières de rencontre. Nous venons donc de lancer une série de soirées rencontre, dont voici le calendrier.:

Calendrier 2008-2009
Heure: 19h30 Contribution: 10 $ par soir

7 octobre: Ëtre un homme, c'est quoi ?
11 novembre: Hommes en quête de sens. Réussir dans la vie ou s'accomplir ?
2 décembre: Besoin de reconnaissance... jusqu'où cela me mène-t-i1 ?
13 janvier: Sortir du tourbillon, est-ce possible ?
10 février: Le silence des hommes, mythe ou réalité ?
10 mars: La relation de couple, jeux de pouvoir ?
14 avril: Comment gérer la crise, mode d'emploi.
12 mai: Vos désirs, vous en occupez-vous ?

9 juin: La relation de couple, la place de l'engagement


Ce blogue se veut une extension de ces activités avec la souplesse et la dynamique propre à cet outil. Pierre-Paul et moi y publierons diverses notes à propos desquels nous recevrons avec bonheur vos commentaires. À suivre...