vendredi 28 novembre 2008

Besoin de reconnaissance, jusqu'où cela me mènera-t-il ?

À la dernière rencontre du 12 novembre, voir le billet ci-dessous, nous avons vu combien nous perdons le sens quand nous cherchons le sens à l'extérieur de nous même.

On a aussi vu combien nous étions constamment à céder aux pressions, aux attentes de l'entourage. Pire, combien quelques fois, nous les imaginions ces pressions, ces attentes.


Mardi soir prochain, je nous propose de partager sur notre besoin de reconnaissance.

En quoi, il se manifeste ?

Envers qui ? Le plus souvent ?

Dans quel milieu ? Se manifeste-t-il plus au travail, à la maison ?

Comment ça se passe avec les hommes ? Avec les femmes ? Du pareil au même ou…»?

Y a-t-il une personne en particulier dont la reconnaissance me manque ? Dont je cherche la reconnaissance. Dont j’ai cherché la reconnaissance...

Comment cela se passait dans ma famille ? Y ai-je été reconnu ? Par qui ? Comment ?

Comment ce besoin entrave-t-il ma liberté ?

Parce que c’est de liberté dont il est question ici, fondamentalement. De libération même. Comment mon besoin de reconnaissance constitue-t-il un programme qui dirige mon attention, mes actions et finalement me laisse peu de choix.

C’est un nouveau rendez-vous, mardi soir prochain, le 2 décembre à l’Arc-en- Ciel, 39b boul Gouin. Pierre-Paul et moi-même vous y accueillerons pour partager sur notre besoin de reconnaissance.

Peut-être nous y reconnaitrons-nous ?

À mardi, Paul-Emil

lundi 24 novembre 2008

OSER ÊTRE L’HOMME QUE JE SUIS !

(Repris d'un communiqué de l'Arc-en-Ciel:)

Voilà le thème du nouveau séminaire pour hommes qui sera offert de janvier à septembre 2009. À travers cette année, nous explorerons en profondeur la vision que nous avons de nous en tant qu’hommes, la reconnaissance de nos besoins, la capacité de choisir en fonction de ceux-ci et d’apprendre à s’appuyer sur la partie intérieure de nous, libre et vraie. Les thèmes et dates sont décrits à la fin du billet


Oser être l’homme que je suis, c’est une invitation à un retour à soi, à travers les enjeux de l’engagement, la compétition/coopération, les relations sous tous leurs aspects, le plaisir etc…


Nous vous invitons à assister à une soirée d’information, le mercredi 26 novembre à 19h30 à l’Arc-en-Ciel. Vous pouvez confirmer votre présence au 514 335-0948.

L’Arc-en-Ciel, Centre de réalisation de soi existe depuis 25 ans et offre des ateliers pour hommes depuis 8 ans.


Julien Blackburn, Animateur

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THÈMES ET DATES


L’engagement envers soi- même 16-17-18 janvier
Se donner une direction/ un but
Former un groupe -la richesse du groupe
-m’accepter/ accepter l’autre

Être homme 20-21-22 février
Explorer nos modèles d’hommes
Vision / image de soi en tant qu’homme
M’accueillir comme je suis

Coopération vs compétition 20-21-22 mars (Sutton, vendredi 14 h)
Agressivité/colère : énergie retenue ou exprimée?
Contrôle vs pouvoir

Le plaisir 17-18-19 avril
Qu’est-ce qui m’en coupe? (dont une journée plein air)
Comment me laisser goûter davantage?

Les relations hommes/femmes. Relations de couple 22-23-24 mai (Sutton, vendredi 14 h)
Ma vision du féminin, mon/mes modèles
Jeux et enjeux de pouvoir
Contact, intimité, sexualité

L’engagement 19-20-21 juin
Relationnel
Professionnel
Spirituel
Préparation Quête de vision

Quête de vision : quête de sens 31 juillet au 5 août (Sutton)

Intégration Quête de vision 18-19-20 septembre
Bilan des 9 mois

mercredi 19 novembre 2008

Réussir ou perdre le nord...

Le 11 novembre, à l’Arc-en-Ciel, 6 gars ont partagé sur le sens de la vie, sur l’accomplissement versus « réussir ». Pierre-Paul nous a offert quelques pistes de départ, quelques questions qu'il a aussi partagée ici hier. Puis le partage s’est enclenché.

Je vous en rapporte ici quelques éléments. Évidemment, les noms et situations sont changés et le tout est bien encore plus évidemment filtré par ma perception. Je simule le ton de la conversation mais ce n’est aucunement une transcription. Mon objectif n’est pas tant ici de faire rapport que de partager, mettre en lumière, des éléments de réflexion, des morceaux de vie, pour nourrir notre quête individuelle et collective, voire éventuellement, que vos commentaires, voire votre présence si vous vous joignez à nous un de ces soirs, viennent nourrir la nôtre. La quête spirituelle nécessite de prendre conscience des enjeux qui sont les nôtres au quotidien. Ce sont souvent ces enjeux qui paradoxalement nous font passer à coté de la vie. Alors que nous croyons dur comme fer que nous faisons tout ca pour la sauver notre vie…

· Si je pense au sens de la vie, ce qui me vient le plus avec les années, ce qui m’apparait faire le plus de sens, c’est s'entraider, s’aider les uns et les autres. Paradoxalement, quand je pense à ma job, qui me plait beaucoup, je n’ai jamais eu beaucoup de questionnement à savoir si c’était une job qui allait dans ce sens de l’entraide. C’est même pas mal plus une job qui profite aux mieux nantis… Mais en même temps, c’est ça ma contribution à moi, les autres en ont une autre, la mienne c’est ça. C’est tout de même une forme de complémentarité…

· Grosse question pour moi ça. Toute ma jeunesse je trouvais justement que ça avait pas de « bon sens », c’te vie, c’te famille, c’te société. Tellement que faire des enfants était exclu : « J’en fouterai pas un autre dans ce bordel ». Maintenant, c’est différent. J’ai quelques affaires qui se sont guéries, je suis plus en contact. Ma relation avec ma blonde est hyper signifiante. Notre première nuit a été toute une expérience. Encore récemment, une nuit sous les étoiles en forêt a été un moment super fort. Par contre, des fois je suis étonné de combien ça peut être devenu normal, banal d’être ensemble. C’est devenu une habitude, c’est plus aussi vivant. Comme si l’habitude nous avait tués…. Tiens, drôle de mot : habi"tué"…

· J'me demande si ça fait du un sens de chercher un sens au lieu de simplement vivre; le sens, c’est pas quelque chose que je peux atteindre mais quelque chose que je peux sentir quand je suis en accord avec ce que je fais et comment je le fais.

· Plus jeune, nous avions des idéaux. On voulait changer le monde, refaire les relations hommes-femmes, les relations sociales, raciales, avec le travail. Pour la plupart, nous avons trahi nos idéaux et on participe à une espèce de conspiration du silence où on ne dit plus rien qui dépasse, où on s’en tire sans faire de bruit…

· J’aimerais tellement ça qu’on soit en paix les uns avec les autres, pas en chicane, qu’on prenne le temps de s’écouter, s’entendre, de vivre. La vie aurait tellement plus de sens…

· Un moment où la vie a du sens pour moi est celui dans mon travail où je retrouve le contact avec la vie. Je suis boulanger. Y a des fois où en vacances j’avais hâte de revenir pour retrouver ce contact là, cette chaleur, cette moelleur, cette vie là. La pate elle est jamais pareille à une autre, faut l’écouter, s’adapter, la suivre…

· Aujourd’hui au boulot, moi le plaisir c’est pas da ns le stress d’arriver à faire ce qui est à faire, c’est dans le bonheur du contact avec les gens. Ce qui donne du sens à mon travail est ce contact là, qui va arriver peut importe ce qui est à faire. Bizarrement, le boulot se fait toujours pareil.

· Amusant parce que chacun ici a nommé un espace de plénitude, de bonheur oserais-je dire, donc on sait ce qui fait du sens pour nous. Mais alors merde qu’est-ce qui fait qu’on décroche ?

· Ca va pas assez vite, puis y en a trop. Moi, je resterais debout 48 hres sans arrêt pour faire tout ce qu’il y a à faire. Puis faire ce qu’il y a à faire agréablement c’est trop long. La vaisselle, par exemple : J’aime ça faire la vaisselle si je peux mettre de la musique et simplement la faire, bien, sans penser à autre chose, sans penser qu’il faudrait déjà être à aider pour les devoir, puis se dépêcher pour le bain pour que le dodo soit pas trop tard… Mais c’est pas possible.

· Moi, je suis un anxieux. L'anxiété me fait décrocher.

· Moi ce qui m’empêche de vivre à mon rythme, en restant calmement là où je suis, c’est que je suis toujours en train de réparer c’te grosse affaire qui marche pas ou qui marche tout croche. Je ne peux pas me reposer. Or c’est paradoxal parce comme disait la chanson qu’ « on perd sa vie à la gagner », moi je perds la mienne à la sauver. C’est sûr que c’est mon histoire d’enfant qui se rejoue là. Famille brisée par un accident de travail du père, devenu alcoolique pour pas sentir sa déchéance, avec une mère devenue seule soutien d’une famille nombreuse en plus d’un mari invalide et qui n’y arrivait pas… L’enfant que j’étais a cru que tout allait s’écrouler s’il ne s’en occupait pas et l’adulte que je suis le crois, du moins, l’agis encore…

· Mon père était élitiste, ma mère perfectionniste. Il a fallu que je sois super performant. Moi ça allait bien jusqu’à ce que les filles entrent dans le décor. Ca été mon premier échec et tout un. Ma sœur, qui m’adulait en plus, réussissait encore tout super. Moi c’est devenu une longue dérape puis je me suis mis à des choses qui ne cadraient pas vraiment dans le succès attendu, métier marginal, art, etc… C’est là que je me sentais bien mais ce n’était pas du tout réussir sa vie selon les critères .... Grosse réconciliation à faire…

· Amusant parce que le sens de la vie dans ce qui se dit depuis tantôt, c’est beaucoup dans le senti, la présence, la passion : être dans le moment présent. Moi j’ai eu une phase pas mal bipolaire : grande exaltation suivie de drop, de déprime. Quand j’étais en haut puis en bas, j’étais pas si bien que ça. Puis en même temps, je comprends ce qui se dit, la justesse de ce qui se dit.

· Ca me fait penser à comment j’ai été, longtemps, avec un patron que j’ai eu. J’étais toujours sur son dos : « Il fait pas ça, pas comme ci, pas comme ça. ».. À un moment donné, je me suis rendu compte que c’est parce que je voulais me prouver aux autres, au grand patron, que je le lâchais pas, en fait, il ne mettait pas tout en place pour que JE paraisse bien. Alors j’ai décroché de ça et je fais la job qu’il me donne, dans les conditions qu’il me donne, et je suis pas mal plus heureux comme ça. Probable que lui aussi !

La parole est à vous. Dans votre expérience, c’est quoi qui fait du sens. C’est quand que ça a du sens ? Ou n’en a pas ? Réussir sa vie, c’est quoi pour vous. Est-ce que ça a du sens ? N'hésitez pas à nous envoyer vos commentaires (cliquer sur le mot "commentaires" ci-dessous pour laisser un commentaire). Que le partage se poursuive

Cette soirée, ces partages nous ont amenés au bord de notre prochain thème « Le besoin de reconnaissance, jusqu’où cela me mènera-t-il ? » En effet, dans plusieurs des partages de la soirée, ce qui sort du sens, du senti, est une pression à satisfaire l’autre, les autres, réels ou imaginés mais desquels on ressent une, ou des attentes.

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Je vais mijoter ca dans mon coin en ce dimanche soir où encore une fois le blues me prend. Serai-je à la hauteur cette semaine ? Mais au fait, ce compte rendu est-il à la hauteur ? Les gars vont-ils trouver que je les ai bien compris ? Et si je n’avais pas bien compris, ou mal interprété ? Et si .. et si… et si….. Jusqu’où cela me mènera-t-il ?

C’est un rendez-vous le 2 décembre, 19:30, à l’Arc-en-Ciel…

mardi 18 novembre 2008

Homme en quête de sens


Dans le quotidien, avons-nous l’impression de perdre le sens de ce que nous faisons?

C’est le brouhaha, la routine, l‘argent q’il faut gagner….j’ai peine à m’arrêter, pas le temps….Il y a des priorités à gérer, famille, travail, loisirs, etc, …

N'avez-vous pas l’impression d’être dans cette course effrénée pour réussir sa vie?
Quel ‘’moteur’’ me fait agir dans mon besoin de réussir à tout prix?

Qu’est-ce qui me fait rechercher cette reconnaissance à l’extérieur….l’histoire du bon gars

Souvent la vie nous donne un choc, un ultra choc pour ébranler ma routine quotidienne, mais aussi mon système de valeurs. Accident, mortalité, perte, Mes 50 ans….

La priorité no. 1 ne devrait-t-elle pas de retrouver le contact avec soi-même

L’accomplissement inclut la réussite des aspects extérieurs qui sont importants pour nous mais aussi notre véritable identité, incluant toutes les parties auxquelles on peut avoir de la difficulté à s’arrêter ou a accepter

Il n’y a pas d’accomplissement véritable si l’on ne s’arrête pas aux parties de nous les plus fragiles car elles nous interpellent constamment.

mardi 4 novembre 2008

Réussir dans la vie, ou s'accomplir...

Le 11 novembre prochain à 19 :30 se tiendra à l’Arc-en-Ciel, la soirée mensuelle de discussion et de partage Entr’hommes. Le thème sera « Hommes en quête de sens, réussir dans la vie » .

Voici quelques réflexions qui pourraient nourrir nos échanges :

C’est le brouhaha. Tous les jours je m’agite pour faire tout ce que j’ai à faire.

Souvent le fond de nervosité est furtif, quelquefois il est en premier plan. Je me ressaisis alors et je fonce.

J’ai ma routine, tout va bien. Je ne suis pas en crise. Mais je ne suis pas vraiment satisfait de la vie qui se présente à moi chaque jour.

J’ai peine à m’arrêter. Ce n’est pas toujours clair à mon esprit, mais l’enjeu semble considérable. Qu’est-ce que je crois de moi ?

Prenons l’exemple du simple lever matinal pour aller travailler. Quelle est cette motivation qui me fait lever chaque jour? Trivial vous me direz, c’est pour gagner de l’argent… Mais pourquoi? Réussir ma vie familiale, réussir mon rôle de père, d’amant, nourrir mes enfants, payer le loyer ou l’hypothèque. Réussir ma vie citoyenne, être reconnu…

Quelle est cette course effrénée ? Mais pourquoi m’arrêter?? Qu’est-ce qui me fait rechercher cette reconnaissance à l’extérieur. Quel moteur me fait ‘’agir ‘’ dans mon besoin de réussir à tout prix? En fond, j’aurais besoin de voir clair sur ce qui me fait m’agiter.

Suis je suis en train de manquer le bateau?

Qu’est-ce que cela pourrait vouloir dire de m’accomplir totalement dans cette vie-ci?

Être plutôt que faire ? Mais être… ça veut dire quoi d’autre…

Bienvenue à tous, Pierre-Paul.

L’Arc-en-Ciel est situé au 39 B, boul. Gouin Ouest, près de St-Laurent à Montréal. Prière d’annoncer votre présence au (514) 335-0948 ou par Courriel : arcenciel@qc.aira.com . Une contribution de 10$ est suggérée.