jeudi 7 mai 2009

Vos désirs, vous en occupez vous ?

C’est le thème de notre prochaine soirée, mardi soir, le 12 mai (erronément identifié le 14 dans une version précédente...).

En abordant ce thème me sont venues diverses questions et réflexions, des sentiments et des émotions aussi. Je vous les partage histoire de vous faciliter le lancement votre propre réflexion sur les désirs dans votre vie. Nul doute que vos pistes seront différentes des miennes. Mais c’est une belle pelote de laine avec laquelle le chat a pas mal joué que notre histoire et il faut bien commencer par un des bouts qui dépasse… Ca en fait souvent ressortir un autre. Et des fois c'est à croire qu'on est tout dans la même pelote...

Désir, ou désirs d’abord? Le désir, au singulier, est bien plus présent dans ma vie consciente que les désirs. « Ch’t’un gars après toute ! ». -Mais le thème est au pluriel… Ouais !... Déjà une prise de conscience...

Mes désirs ? -Connais-pas... Enfin pas tant que ça. Mais si je creuse un peu, j’en trouve. Même pas mal ! Désirs de couple idéal (je suis déjà en couple..), d’objets de toutes sortes, de reconnaissance, d’amour, d’amitié, de plaisirs, de voyages, de temps (ah oui du temps, oh délice.).

Et…m’en occuper ? -Non! Ben non. Pas trop, en tout cas… -Enfin … ça se fait pas. -Eeeee… -Je suis sérieux, moi… Je travaille, je produis, je fais fonctionner les choses... -… -Quoi ? Les satisfaire, les combler, les reconnaitre !! Non, non, non et non !. Plutôt les maitriser, les cacher. -Non mais, je vais avoir l’air de quoi ! - Les crier ? -Non mais, ça va décidément pas ! Oupss…
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Ok j’exagère un peu, j’en mets et j’en rajoute. (Désir d’être drôle, si au moins je peux vous faire rire…). Dans mon cas, mon histoire à moi, les désirs, c’est pas « disable », c’est pas correct. On était trop pauvre : exit les désirs de jouets. Ma mère était exténuée : exit les désirs de soins. Mon père était blessé, handicapé physiquement, alcoolique, prostré sur lui-même : exit le désir de reconnaissance. Et il y avait à travailler pour mettre du pain sur la table, pour faire sa part, pour mettre du beurre sur le pain : alors exit le désir de jouer…
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Ok. Je recommence : m’en occuper? Les reconnaître peut-être d’abord. -Danger : Mon désir d’amour, de soins, je l’ai comblé en étant fin, en soignant. Si j’arrête de m’occuper d’eux, je risque de perdre l’attention que ça m’apporte…
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Ok je recommence : je le reconnais ce désir mais qu’est-ce que je fais avec ? …-Je m’en occupe moi-même, tiens. On est jamais si bien servi que par soi-même, pas vrai !... – Demander ?. –Non mais décidément, si y faut que je me mettre à quémander !
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Mettre en place ce que ça prend pour le satisfaire ? Identifier ce qui fait que je n’y arrive pas, que je ne le veux pas tant que ça ? Est-ce que j’aurais aussi un désir contraire qui fait que je me tempère , me bloque même dans mes ardeurs pour le combler ?Ouf!
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Et le couple ? L’âme sœur. -Si elle pouvait se pointer celle-là !... Incroyable le nombre de personne qui désirent être en couple et n’y arrivent pas. -Oui … mais… -Ah... mais… Et si je suis en couple ? -Non mais elle pourrait pas comprendre ? Faire ça de même ? Comme moi! Comme du monde, quoi !
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Et qu’est-ce qu’il y a derrière tel ou tel désir particulier? Vraiment tant besoin de ça ou c’est une substitution. Tiens ce bidule électronique que tout le monde achète tout à coup. J’en ai besoin ? J’attendais vraiment que ça soit inventé pour enfin ajouter à ma qualité de vie, de travail, de je ne sais quoi ? Ou ca me donne l’air cool, branché, riche. Alors, j’ai besoin d’une oreillette Bluetooth ou de la reconnaissance ? D’être de la gang…? De paraître ..disons important? Vous, c’est vraiment efficace de passer comme ça par désir interposé… ? Ça m’amène plus chez-moi ou ca m’exile encore plus hors de moi-même ?
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Voilà. J’arrête là.

Et vous les désirs, c’est comment dans votre vie?

Vous les voyez comment ? Vous vous en occupez comment ?

Négation, consommation, rationalisation, esclavage, fuite en avant ou juste reconnaissance de la vie et de ses besoins. Autre chose encore sûrement.

On continue ça ensemble mardi. J'ai hâte de vous entendre, je suis certain que je vais dégager d'autres bouts de laine...

Gênez-vous pas pour amener un ami, un collègue. Comme d’habitude, on va en sortir un peu plus large, un peu plus riche et un peu plus libre.

19 :30, 39b boul. Gouin Ouest, derrière le Centre de psychologie Gouin. Métro Henri-Bourassa et dix minutes à pied, ou le bus Gouin ouest.

Bon temps d’ici là ! Bon désirs ;-)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

J'aime bien et me touche le : « ou juste la reconnaissance de la vie et de ses besoins...»