dimanche 15 février 2009

Le silence des hommes, la soirée....

Ce fut un thème qui paradoxalement a fait beaucoup parlé les hommes présents. La discussion fut, par moment, très animée mais toujours dans le respect et l’écoute des autres participants.

Il en ressort des discussions que le silence est souvent présent dans nos vies comme stratégie, et il comporte différentes fonctions selon les situations.

Le silence utilisé comme bouclier de protection face à l'autorité, à la ‘’figure de pouvoir’’. Je ne peux pas exprimer ce que je pense vraiment. Je crains les représailles, apparemment inévitables.
C'est aussi comme une non-acceptation de la honte que je porte, et que je cache.

Face à mon fils, c’est le silence familial qui se perpétue. Particulièrement le silence du père, qui malgré sa bonne volonté n’avait malheureusement rien à partager. Il demeurait souvent enfermé derrière sa forteresse d'autorité. Il se réfugiait derrière son travail.

J’ai vu que je reproduisais l’attitude de mon père. Si je voulais un lien avec mon fils, il a fallu que j’apprenne à entrer en rapport avec lui autrement. Briser le silence et la forteresse autorité du père. User de stratégie, pour passer mon message mais garder le lien ouvert.

Le silence est utilisé également comme pièce résistance. Un mur devant l’insistance de ma conjointe. Le silence cache mon retrait dans la relation face à tellement d’incompréhension, accumulé à travers toutes ces années de vie commune...Il y a des choses qui me définissent et que je ne veux pas changer, pas à 50 ans.
Le silence comme résistance au harcèlement de l'autre
Ma conjointe, se réfugie également derrière le silence et cela a été le début de la fin.

Le silence est aussi un retrait pour avoir la paix mais aussi un espace d’intériorité pour faire le point et revenir en paix avec moi-même et avec les autres.

Un silence est perçu par autrui car il n’y a pas de mots qui sortent de ma bouche. Mais ma réalité est tout autre. La plupart du temps je suis plutôt en réaction. Manque de confiance, honte, colère, peur, etc.…

Et si me voyais en témoin, dans un espace d’acceptation. Si je me voyais en train de jouer un rôle appris, joué et rejoué depuis tant d’années.
Est-ce que je me sentirais plus vivant ???

Le silence des hommes, mythe ou réalité?? Je crois que le mythe est que le silence des hommes puisse être vide de sens.

PPB