La soirée fut intense et profonde. 11 hommes à se dire dans un espace de liberté, à se reconnaître mutuellement et à reconnaître combien le couple, eh ben oui, est un jeu de pouvoir. Le but n’étant pas nécessairement le pouvoir lui-même, mais souvent un enjeu d’identité, ou de survie.
Voici donc, en résumé, quelques brides de réflexions
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Ça fait 20 et quelques années qu’on est ensemble et oui ce que tu écris Pierre-Paul est bien juste, la peur, la domination la protection sont bien des jeux du couple. Mais il faut s’en garder, ne pas se permettre d’aller là. On a fait l’expérience, c’est de la merde. Immanquablement. Ca ne finit pas et ca ne mène nulle part sauf à un sempiternel recommencement. Ça prend une entente commune pour se donner une alternative quand on sent que ça approche, il faut prendre un break, faire « time-out », aller prendre une marche…
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Dans mon couple, je me suis fait mettre sur le nez il y a des années que je manipulais et entres autres jeux de pouvoir, j’utilisais le silence pour rendre l’autre impuissant, ne lui donner aucune prise. Pas facile à prendre et accepter…
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J’ai appris dans ma famille à laisser le pouvoir à l’autre. Or le rôle de victime est aussi une façon de garder son pouvoir. Une excuse qui en explique le manque de portée. Si je suis la victime, tu es le bourreau… Qui a le plus beau rôle ?
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Je pense que si en soi d’abord on faisait l’équilibre entre le masculin et le féminin, si on faisait l’harmonie en soi, on aurait beaucoup moins besoin de faire jouer le pouvoir à l’extérieur. Si j le fais pour moi, si ma conjointe le fait pour elle, nous avons beaucoup moins tendance à rechercher cet équilibre dans une guerre de pouvoir avec l’autre…
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Moi dans mon couple, c’est clair, c’est la lutte de pouvoir et on ne se fait pas de cadeaux. Ca serait déjà bien si des fois on consentait à un match nul. Mais ce n’est pas le cas !
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Ma femme et moi, elle est décédée d’une grave maladie, on ne se chicanait pas, il n’y avait pas de guerre de pouvoir. On se parlait, on réglait nos affaires, on en discutait, jamais devant les enfants, et on finissait par trouver un point d’équilibre, une solution. On ne se boudait pas pendant des semaines…
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Je trouve ça intéressant la notion de bâtir quelque chose dans le couple, Comme si la raison du couple était plus importante qu’avoir personnellement raison.
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Je vous écoute là et je n’avais jamais pensé à mon couple comme lieu de jeux de pouvoir. Pourtant je vois bien que c’est le cas. Ma conjointe, par exemple, ne s’est jamais excusée. Trop pour elle, enjeux trop grave. J’ai fini par remettre en question mon besoin qu’elle s’excuse. C’est un pouvoir que je me réservais « elle va au moins s’excuser ». Mais après un moment, j’ai bien compris que c’était trop pour elle, qu’elle ne pouvait e permettre ça.
En vrac :
• Vouloir avoir raison, Avoir le dernier mot
• Je suis aveugle et sourd à la fois pcq je veux avoir raison
• Faut être conscient des enjeux pour accepter de prendre un recul
• Danser la relation, moins on se bat, plus on gagne de batailles
• Un moyen : se rappeler la raison d’être du couple
On attend à notre tour vos partages, sous la forme de commentaires à ce billet. C’est tout simple, essayez pour voir !
Pierre-Paul et Paul-Émil
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